Consolider les acquis et intensifier l’action menée pour lutter contre
le paludisme et l’éliminer dans les pays en développement,
particulièrement en Afrique, à l’horizon 2030
A/RES/72/309
encourageant à continuer de contribuer au plus haut niveau politique à la lutte contre
le paludisme dans la région,
Saluant également la création, en 2017, des Centres africains de prévention et
de contrôle des maladies, chargés de mettre en place des systèmes d ’alerte rapide et
de suivi des interventions, d’intervenir en cas de crise, de contribuer au renforcement
des capacités et de fournir le savoir-faire technique nécessaire pour répondre
rapidement et efficacement aux urgences sanitaires,
Prenant note de la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme
2016-2030 de l’Organisation mondiale de la Santé, adoptée en mai 2015 par
l’Assemblée mondiale de la Santé 6, et le plan Action et investissement pour vaincre
le paludisme 2016-2030 lancé par le Partenariat Faire reculer le paludisme à la
troisième Conférence internationale sur le financement du développement, tenue à
Addis-Abeba du 13 au 16 juillet 2015, qui constituent ensemble le cadre nécessaire
pour réduire d’au moins 90 pour cent d’ici à 2030, à l’échelle mondiale, l’incidence
du paludisme et le taux de mortalité associé à cette maladie, confor mément
au Programme 2030,
Prenant note également du cadre d’intervention d’urgence lancé en avril 2013
par l’Organisation mondiale de la Santé en vue de combattre la résistance à
l’artémisinine dans le bassin du Mékong, en Asie du Sud -Est,
Réaffirmant la Déclaration d’Alma-Ata, adoptée lors de la Conférence
internationale sur les soins de santé primaires, qui s’est tenue à Alma-Ata du 6 au
12 septembre 1978, et son rôle moteur dans le lancement de la Stratégie de la santé
pour tous élaborée par l’Organisation mondiale de la Santé,
Considérant qu’il est nécessaire et important d’unir les efforts faits pour
atteindre les objectifs fixés lors du Sommet extraordinaire des chefs d ’État et de
gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine, tenu à Abuja les 24 et
25 avril 2000, afin d’atteindre celui de « Faire reculer le paludisme » 8 et ceux du
Millénaire pour le développement au plus tard en 2010 et 2015, respectivement, et se
félicitant à ce propos que les États Membres se soient engagés à répondre aux be soins
particuliers de l’Afrique,
Prenant acte des progrès remarquables qui ont été accomplis dans la lutte
antipaludique à l’échelle mondiale entre 2000 et 2015, période pendant laquelle la
mortalité a diminué en Asie du Sud-Est de 44 pour cent, en Afrique de 37 pour cent
et dans les Amériques de 27 pour cent, mais constatant avec préoccupation que les
taux de mortalité continuent de stagner dans certains pays et que la communauté
mondiale engagée dans la lutte antipaludique doit s’attacher davantage à soutenir les
pays dans lesquels il sera le plus difficile d’éliminer le paludisme,
Consciente que le développement constant de systèmes intégrés de prise en
charge des enfants de moins de 5 ans atteints de paludisme, de pneumonie et de
diarrhée par les collectivités locales dans les pays les plus touchés et le renforcement
de systèmes intégrés de fourniture d’outils de prévention du paludisme constitueraient
un moyen économique de combler les lacunes systémiques en attendant que les
infrastructures sanitaires puissent être consolidées 9, tout en contribuant à la prestation
de services aux populations les plus exposées au paludisme,
Rappelant que la cible de l’objectif du Millénaire pour le développement n o 6
concernant le paludisme a été atteinte, l’incidence du paludisme dans le monde ayant
diminué de 18 pour cent (de 76 à 63 cas pour 1 000 personnes à risque) entre 2010
et 2016,
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18-15052
Voir A/55/240/Add.1, annexe.
Voir A/71/881, par. 39.
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