A/RES/64/179
10. Exhorte l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime à
intensifier en tant que de besoin sa collaboration avec les organisations intergouvernementales, internationales ou régionales dont le mandat touche la criminalité
transnationale organisée, de manière à partager avec elles les meilleures pratiques et
à tirer parti de l’avantage comparatif propre à chacune ;
11. Appelle l’attention sur les nouveaux problèmes relevant des pouvoirs
publics dont le Secrétaire général fait état dans son rapport sur l’exécution des
mandats du Programme des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice
pénale, s’agissant en particulier des activités de coopération technique de l’Office
des Nations Unies contre la drogue et le crime12, à savoir la piraterie, la
cybercriminalité, l’exploitation sexuelle des enfants et la délinquance urbaine, et
invite l’Office à rechercher, dans le cadre de son mandat, les moyens de s’y
attaquer, en tenant compte des résolutions 2007/12 et 2007/19 du Conseil
économique et social, en dates des 25 et 26 juillet 2007, relatives à la stratégie de
l’Office pour la période 2008-2011 ;
12. Prie l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime d’améliorer,
dans le cadre de son mandat actuel, la collecte, l’analyse et la diffusion des données
d’information pour mieux cerner les tendances de la criminalité et aider les États
Membres à concevoir des interventions appropriées dans certains secteurs de
l’activité criminelle, en particulier dans leur dimension transnationale, compte tenu
de la nécessité de faire le meilleur usage des ressources disponibles ;
13. Demande instamment aux États Membres et aux organisations
internationales compétentes d’élaborer des stratégies, nationales ou régionales,
selon le cas, et de prendre les autres mesures qui s’imposent, en coopération avec le
Programme des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale, afin
de combattre efficacement la criminalité transnationale organisée, y compris la traite
d’êtres humains, le trafic de migrants et la fabrication illicite et le trafic
transnational d’armes à feu, ainsi que la corruption et le terrorisme ;
14. Prie instamment l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime
de continuer, notamment en offrant son assistance technique à aider les États
Membres qui en font la demande à combattre le trafic d’armes à feu, de leurs pièces,
éléments et munitions, et à les soutenir dans les efforts qu’ils déploient pour
s’attaquer à ses liens avec d’autres formes de criminalité transnationale organisée ;
15. Encourage les États Membres à utiliser, selon que de besoin, le manuel
des Nations Unies sur l’évaluation de la menace que constitue la criminalité
organisée, afin de dresser une évaluation précise et homogène de cette menace au
niveau national et de mettre en place les stratégies appropriées de lutte contre la
criminalité ;
16. Réaffirme que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et
ses bureaux régionaux jouent un rôle important dans le renforcement des capacités
locales de lutte contre la criminalité transnationale organisée et le trafic de drogues,
et engage l’Office, lorsqu’il décide de la fermeture ou de la répartition de ses
bureaux, à tenir compte, dans l’action menée contre la criminalité transnationale
organisée, des fragilités, des projets et de l’impact régionaux, en particulier dans les
pays en développement, de manière à conserver un appui effectif à l’action nationale
et régionale menée dans ces domaines ;
17. Encourage les États Membres à aider l’Office des Nations Unies contre
la drogue et le crime à continuer d’apporter une assistance technique ciblée, dans le
cadre de son mandat actuel, pour doter de moyens accrus de lutte contre la piraterie
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