Utilisation de mercenaires comme moyen de violer les droits de l’homme et d’empêcher l’exercice du droit des peuples à l’autodétermination A/RES/74/138 engagées à l’encontre d’individus accusés d’activités mercenaires, de manière à leur assurer un procès transparent, public et équitable ; 14. Se félicite que le Conseil des droits de l’homme ait décidé, dans sa résolution 42/9 1, de proroger, pour une période de trois ans, le mandat du Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires afin qu’il continue de s’acquitter des tâches décrites par le Conseil dans sa résolution 7/21 du 28 mars 2008 6 et dans toutes les autres résolutions pertinentes sur cette question ; 15. Demande au Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires et aux autres experts de continuer de participer, en présentant des propositions, aux travaux des autres organes subsidiaires du Conseil des droits de l’homme chargés d’examiner les questions relatives à l’utilisation de mercenaires et les activités liées au mercenariat, quelles qu’en soient les formes et les manifestations, y compris celles des sociétés militaires et de sécurité privées ; 16. Prie le Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires de poursuivre les travaux engagés par les titulaires des mandats précédents concernant le renforcement du régime juridique international de prévention et de répression du recrutement, de l’utilisation, du financement et de l’instruction de mercenaires, en tenant compte de la nouvelle définition juridique du terme « mercenaire » proposée par le Rapporteur spécial sur l’utilisation de mercenaires comme moyen d’empêcher l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes dans le rapport qu’il a présenté à la Commission des droits de l’homme à sa soixantième session 7 , ainsi que de l’évolution du phénomène du mercenariat et de ses formes connexes ; 17. Prie également le Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires de continuer à étudier ce phénomène et d’en identifier l’origine et les causes, et d’examiner les questions, manifestations et tendances récentes concernant les mercenaires ou les activités liées au mercenariat et les sociétés militaires et de sécurité privées, ainsi que leurs incidences sur les droits de l’homme, notamment sur le droit des peuples à l’autodétermination ; 18. Prie le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme de s’employer, à titre prioritaire, à faire connaître les effets néfastes des activités mercenaires sur l’exercice du droit des peuples à l’autodétermination et, si nécessaire, de fournir des services consultatifs aux États touchés par ces activités qui en feraient la demande ; 19. Recommande que tous les États Membres, notamment ceux qui font face au phénomène des sociétés militaires et de sécurité privées, participent, en qualité d’États contractants, d’États où opèrent ces sociétés, d’États d’origine ou d’États dont ces sociétés emploient des nationaux, aux travaux du groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée, en tenant compte des travaux déjà effectués par le Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires ; 20. Exhorte tous les États à coopérer sans réserve avec le Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires pour que celui-ci puisse s’acquitter de son mandat ; 21. Prie le Secrétaire général et la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme de continuer d’apporter au Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires tout le soutien et le concours dont il a besoin sur les plans professionnel et financier pour s’acquitter de son mandat, en l’encourageant notamment à coopérer avec d’autres composantes du système des Nations Unies qui s’emploient à lutter __________________ 6 7 4/5 Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante-troisième session, Supplément n o 53 (A/63/53), chap. II, sect. A. Voir E/CN.4/2004/15, par. 47. 19-22237

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