A/RES/48/55
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4.
Considère que la libéralisation des échanges par tous les pays, en
particulier les pays développés, est un instrument important pour accroître
l’efficience économique, améliorer la répartition des ressources et favoriser
la croissance économique, le développement durable et l’emploi dans tous les
pays;
5.
Insiste, dans ce contexte, sur la nécessité urgente de libéraliser
les échanges et d’ouvrir davantage les marchés de tous les pays, en
particulier ceux des pays développés, pour stimuler la croissance économique
et le développement durable à l’échelle mondiale dans l’intérêt de tous les
pays, en particulier les pays en développement, ainsi que des pays à économie
en transition;
6.
Souligne que, pour promouvoir le développement durable grâce au
commerce, il est essentiel d’éliminer les distorsions existantes dans le
commerce international et, en particulier, de réduire sensiblement et
progressivement les mesures de soutien et de protection de l’agriculture, à
savoir les régimes internes, l’accès aux marchés et les subventions aux
exportations, ainsi que de l’industrie et des autres secteurs, afin d’éviter
d’infliger de lourdes pertes aux producteurs les plus efficaces, en
particulier dans les pays en développement et, dans ce contexte, souligne en
outre que la libéralisation des échanges doit s’opérer à l’échelle mondiale et
dans tous les secteurs de l’économie de manière à contribuer au développement
durable;
7.
Déplore que la conclusion des négociations commerciales
multilatérales d’Uruguay ait dû être différée à plusieurs reprises;
8.
Engage tous les pays, en particulier les grands pays développés, à
régler les derniers différends qui les opposent dans tous les domaines faisant
l’objet des négociations afin de mener à bon terme les négociations
commerciales multilatérales d’Uruguay;
9.
Engage instamment toutes les parties aux négociations commerciales
multilatérales d’Uruguay à conclure les négociations d’ici au 15 décembre
1993, en tenant compte des questions intéressant tout particulièrement les
pays en développement et en mettant en place un ensemble de mesures
d’ouverture des marchés aux biens et services, notamment ceux qu’exportent ces
pays, et souligne à cet égard que toutes les parties doivent contribuer
pleinement à ce processus;
10.
Engage toutes les parties aux négociations à prêter une attention
particulière aux pays les moins avancés afin de faciliter leur participation
pleine et entière au système commercial multilatéral;
11.
Insiste sur le fait que l’aptitude de maints pays en développement
à mobiliser, grâce au commerce international, les ressources nécessaires aux
investissements indispensables au développement durable risque d’être
compromise par des obstacles tarifaires et non tarifaires, notamment la
progressivité des droits de douane, qui limitent leur accès aux marchés
d’exportation, et souligne que si les négociations commerciales multilatérales
d’Uruguay aboutissaient à des résultats d’ensemble équilibrés, tous les pays
pourraient plus facilement mobiliser les ressources financières nécessaires au
développement durable;
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