A/RES/48/55 Page 6 12. Souligne qu’un système commercial multilatéral ouvert, équitable, sûr, non discriminatoire et prévisible qui est compatible avec les objectifs du développement durable et donne lieu à une répartition optimale de la production mondiale conformément à l’avantage comparatif profite à tous les partenaires commerciaux et, à cet égard, souligne également qu’une plus grande ouverture des marchés aux exportations des pays en développement, assortie de politiques macro-économiques et écologiques rationnelles, aurait un effet positif sur l’environnement et, partant, contribuerait notablement au développement durable; 13. Souligne également que les politiques écologiques et commerciales doivent se renforcer mutuellement pour réaliser un développement durable; 14. Souligne en outre que les mesures de protection de l’environnement qui visent à résoudre les problèmes écologiques transfrontières ou mondiaux devraient, autant que possible, se fonder sur un consensus international et, dans ce contexte, souligne encore que la communauté internationale devrait veiller à une coordination aussi large que possible, à l’échelle internationale, des politiques écologiques et commerciales grâce à une coopération intergouvernementale, en tenant compte des liens complexes qui existent entre l’environnement, le commerce et le développement durable; 15. Souligne que les mesures commerciales prises pour protéger l’environnement ne doivent pas être un moyen de discrimination arbitraire ou injustifiée, ni une restriction déguisée au commerce international, et qu’il convient, à cet égard, d’éviter toute mesure unilatérale visant à résoudre des problèmes écologiques ne relevant pas de la juridiction du pays importateur; 16. Demande à la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement de continuer à jouer son rôle spécial dans le domaine du commerce et de l’environnement, notamment en s’employant à analyser les politiques, à réaliser des travaux théoriques et à rechercher un consensus, afin d’assurer la transparence et la cohérence voulues en faisant en sorte que les politiques écologiques et les politiques commerciales se renforcent mutuellement, et en tenant compte des travaux en cours à l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce et dans d’autres institutions économiques internationales et régionales compétentes; 17. Prie l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce et demande à la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, conformément à leurs mandats et domaines de compétence respectifs et agissant en étroite coopération avec les autres organismes compétents des Nations Unies et les commissions régionales, d’examiner l’ensemble des questions concernant le commerce et l’environnement et de présenter, par l’intermédiaire de la Commission du développement durable, un rapport au Conseil économique et social à sa session de fond de 1994. 75e séance plénière 10 décembre 1993

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