A/RES/77/202
Mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés
les genres et de grandes disparités dans la disponibilité des supports d’apprentissage,
comme l’accès à Internet et aux outils de communication, en part iculier pour les
populations rurales ou vivant dans des zones reculées, et constatant que,
l’apprentissage virtuel devenant de plus en plus courant, de nombreuses écoles,
surtout dans les pays en développement, n’ont ni les technologies ni le matériel dont
elles auraient besoin pour pratiquer l’enseignement à distance, de sorte que pour de
nombreux enfants, en particulier les filles, l’accès à une éducation de qualité est limité
ou inexistant, ce qui les expose davantage aux mariages d’enfants, aux mariages
précoces et aux mariages forcés,
Constatant que, bien que le numérique puisse offrir de plus en plus de
possibilités et présenter des avantages, le recours accru à l’apprentissage virtuel et les
difficultés que rencontrent les enfants pour ce qui est d’a ccéder à Internet et aux
appareils numériques, notamment le manque de matériel et l’inaptitude à se servir des
outils numériques, peuvent limiter l’accès à une éducation de qualité et creuser les
inégalités à l’intérieur des pays et entre les pays, les enf ants les plus touchés étant
ceux qui sont déplacés, réfugiés ou migrants ou se trouvent en situation de crise
humanitaire ainsi que ceux qui sont en situation de handicap et ceux qui vivent dans
des zones rurales ou reculées, ou qui sont issus des ménages les plus pauvres,
Constatant avec préoccupation que, malgré les progrès accomplis dans l’accès
à l’éducation, les filles sont encore généralement plus nombreuses que les garçons à
rester exclues de l’enseignement primaire et secondaire, et consciente que la
fréquentation scolaire des filles peut pâtir des représentations négatives associées à
la menstruation et du manque de moyens permettant aux filles d’assurer sans risque
leur hygiène personnelle à l’école, à savoir des installations sanitaires adaptées à leurs
besoins,
Considérant que les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages
forcés continuent de faire peser une grave menace sur de multiples aspects de la santé
physique et mentale des femmes et des filles, y compris leur santé sexuelle et
procréative, en ce qu’ils accroissent sensiblement le risque de grossesses précoces,
fréquentes et non désirées, de mortalité et de morbidité maternelles et néonatales, de
fistule obstétricale et d’infections sexuellement transmissibles, dont le VIH et le sida,
et en ce qu’ils accroissent aussi la vulnérabilité à toutes les formes de violence,
Considérant également que la fréquence et le risque de mariage d’enfants, de
mariage précoce et de mariage forcé sont nettement renforcés pendant les situations
d’urgence humanitaire, de déplacement forcé, de conflit armé, d’urgence sanitaire
publique ou de catastrophe naturelle, à cause de plusieurs facteurs dont l’insécurité,
l’accroissement des risques de violences sexuelles et fondées sur le genre, les idées
fausses au sujet de la protection qu’apporte le mariage, l’inégalité de genre, le manque
d’accès à une éducation continue équitable, inclusive et de qualité, la stigmatisation
des grossesses hors mariage, l’absence de services de planification familiale, la
désorganisation des relations et des habitudes sociales, l’augmentation de la pauvreté
et l’absence de moyens de subsistance, et qu’il convient donc d’accorder davantage
d’attention à la question et de mettre en place des mesures de protection adaptées,
ainsi que de coordonner l’action des parties concernées, les femmes et les filles
touchées par le problème y étant associées à part entière, et ce dès l’apparition des
situations d’urgence humanitaire, et considérant en outre qu’il importe de s’attaquer
au problème que constitue la plus grande vulnérabilité des femmes et des filles aux
violences sexuelles et sexistes et à l’exploitation sexuelle dans ces situations,
Considérant en outre que, pour prévenir les mariages d’enfants, les mariages
précoces et les mariages forcés, y mettre fin et venir en aide aux filles et aux femmes
mariées qui subissent ces pratiques néfastes, il convient de mettre en place des
mesures de protection, de prévention et d’intervention adaptées au sexe et à l’âge des
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