Mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés A/RES/77/202 doivent être des partenaires et alliés stratégiques des femmes et des filles, qu’ils doivent notamment aider celles qui sont exposées à des risques, et que leur participation effective peut contribuer à l’élimination des normes sociales discriminatoires qui perpétuent la violence fondée sur le genre et les pratiques néfastes que sont les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, à la suppression de ces pratiques et à la réalisation de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes et des filles et du plein exercice de tous leurs droits humains, Considérant également que les familles, les populations locales, les dignitaires religieux, les chefs traditionnels et les responsables locaux ont un rôle essentiel à jouer dans l’élimination des normes sociales préjudiciables et des pratiques coutumières ou traditionnelles néfastes et dans la lutte contre les i négalités de genre, et considérant en outre que l’autonomisation des filles, y compris des filles déjà mariées, exige qu’elles participent activement et véritablement à la prise de décisions pour toutes les questions qui les concernent et qu’elles soient d es actrices du changement, tant pour elles-mêmes que pour leur communauté, y compris dans le cadre des organisations de femmes et des organisations dirigées par des filles, et avec l’appui et l’engagement concrets de leurs parents, de leurs tuteurs, de leu rs familles, des personnes qui s’occupent d’elles, des garçons et des hommes, ainsi que de la société dans son ensemble, Considérant été victimes d’un ainsi qu’à leurs structurels qui les particuliers, en outre qu’il faut venir en aide aux femmes et aux filles qui ont mariage d’enfants, d’un mariage précoce ou d’un mariage forcé, enfants, et soulignant qu’il importe d’éliminer les obstacles empêchent d’avoir accès à des services répondant à leurs besoins Constatant avec une vive préoccupation que les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés touchent de manière disproportionnée les filles qui ont eu peu ou pas d’instruction, formelle ou informelle, ou dont l’éducation a été interrompue, que ces pratiques en elles-mêmes compromettent fortement les possibilités d’éducation des filles et des jeunes femmes et les empêchent d’acquérir des qualifications professionnelles ou des compétences pratiques, en particulier celles qui sont contraintes d’abandonner l’école parce qu’elles sont encei ntes, se marient, accouchent ou doivent s’occuper de leurs enfants ou d’autres personnes dans le foyer ou assumer des tâches domestiques non rémunérées, ou qui sont stigmatisées parce qu’elles ont leurs règles ou soumises à des stéréotypes de genre ou des normes sociales négatives confinant les femmes et les filles mariées à l’espace domestique, et que les possibilités d’éducation sont directement liées à la réalisation de l’égalité des genres et à l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles et au plein exercice de tous leurs droits humains et à l’emploi des femmes et des filles et aux débouchés économiques qui leur sont offerts, ainsi qu’à leur participation pleine, égale, effective et véritable au développement économique, social et cultu rel, à la gouvernance et à la prise de décisions, Consciente que, pendant la pandémie de COVID-19, les filles, en particulier les adolescentes, notamment les plus pauvres, celles qui vivent dans des zones rurales ou reculées et celles qui se trouvent en situation de vulnérabilité, courent un plus grand risque d’abandonner l’école et de ne pas y retourner, même après la réouverture des établissements scolaires, et de se retrouver ainsi plus exposées à la pauvreté, au risque de mariage d’enfants et de mariage précoce ou forcé, à toutes les formes de violence, notamment à la violence sexuelle, et aux grossesses précoces, Notant avec inquiétude que, en raison des fermetures d’écoles, la pandémie de COVID-19 a mis en évidence l’existence d’une fracture numérique, aussi bien entre les pays qu’à l’intérieur d’un même pays, notamment d’une fracture numérique entre 22-28917 5/16

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