A/HRC/RES/58/3
Alarmé également par la pratique de plus en plus répandue de l’application de mesures
coercitives unilatérales, tant au niveau national qu’extraterritorial, et le fait que de plus en
plus d’États, d’organisations internationales, d’entreprises et d’associations de la société
civile prennent des dispositions excessives pour appliquer ces mesures, ce qui en exacerbe
l’effet humanitaire déjà dévastateur,
Réaffirmant la Déclaration sur le droit au développement, adoptée par l’Assemblée
générale dans sa résolution 41/128 du 4 décembre 1986, dont il ressort que les États doivent
coopérer entre eux afin d’assurer le développement et d’éliminer les obstacles au
développement,
Réaffirmant que les mesures coercitives unilatérales sont l’un des principaux obstacles
à l’application de la Déclaration sur le droit au développement et à la réalisation des objectifs
et cibles définis dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030,
Préoccupé par le fait que les mesures coercitives unilatérales ont empêché des
organisations humanitaires d’effectuer des transferts de fonds vers des États où elles
intervenaient,
Notant avec préoccupation que des mesures coercitives unilatérales empêchent de
fournir une aide humanitaire aux populations des pays touchés par des catastrophes naturelles
ou autres,
Soulignant qu’en toute situation et partout dans le monde, les mesures coercitives
unilatérales ont des effets négatifs directs et indirects sur les droits de l’homme,
Soulignant également qu’il est nécessaire d’étudier les effets très divers que les
mesures coercitives unilatérales ont sur le droit international humanitaire et le droit
international des droits de l’homme, sur l’économie, la paix, la sécurité et le tissu social des
États, et sur les relations commerciales internationales,
Insistant sur la nécessité pour lui de tenir pleinement compte des effets négatifs des
mesures coercitives unilatérales, y compris de ceux qui résultent de l’adoption et de
l’application extraterritoriale de lois et de décisions nationales non conformes à la Charte et
au droit international, dans les activités qu’il mène pour faire appliquer tous les droits de
l’homme, y compris le droit au développement,
Rappelant les recommandations que son comité consultatif a formulées dans un
rapport fondé sur des travaux de recherche et comportant des recommandations relatives aux
mécanismes visant à évaluer les effets négatifs des mesures coercitives unilatérales sur
l’exercice des droits de l’homme et à promouvoir le principe de responsabilité2,
Insistant sur la nécessité de surveiller, d’évaluer et de faire connaître les violations
des droits de l’homme liées aux mesures coercitives unilatérales, de prévenir et de réduire au
minimum les effets négatifs de ces mesures sur les droits de l’homme, de promouvoir le
respect du principe de responsabilité afin de prévenir de futures violations et d’accorder
réparation aux victimes,
Notant avec satisfaction que la Rapporteuse spéciale a lancé un outil d’évaluation et
de suivi permettant de recueillir des informations sur les effets négatifs des mesures
coercitives unilatérales sur la jouissance des droits de l’homme et d’analyser ces effets, d’en
rendre compte et de suivre leur évolution,
Saluant les efforts que continue de faire le Groupe de travail à composition non limitée
sur le droit au développement et réaffirmant que les mesures coercitives unilatérales sont l’un
des obstacles à l’application de la Déclaration sur le droit au développement,
Conscient que l’accès à la justice est une condition préalable à l’exercice de tous les
droits de l’homme et une importante garantie de l’équité, de l’égalité et de l’intégrité
fondamentales, en particulier face aux mesures coercitives unilatérales et à l’application
excessive de celles-ci,
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GE.25-05464