Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui
contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination
raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée
A/RES/72/156
visant à sensibiliser les jeunes aux dangers des idéologies et des activités des partis
politiques, mouvements et groupes extrémistes ;
33. Réaffirme à cet égard que, pour compléter les mesures législatives, toutes
les formes d’éducation, notamment l’éducation aux droits de l’homme, sont
particulièrement importantes, et invite les États, comme le préconise le Rapporteur
spécial, à continuer d’investir dans l’éducation, tant scolaire que non scolaire, entre
autres, afin de faire évoluer les mentalités et de combattre les idées de hiérarchie et
de supériorité raciales et d’en contrer l’influence néfaste ainsi que de promouvoir
les valeurs de non-discrimination, d’égalité et de respect pour tous ;
34. Reconnaît l’importance cruciale du rôle de l’éducation dans la lutte
contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est
associée, notamment pour ce qui est de promouvoir les principes de tolérance,
d’intégration et de respect de la diversité ethnique, religieuse et culturelle et pour
prévenir la propagation des mouvements extrémistes racistes et xénophobes et de
leurs idées ;
35. Insiste sur la recommandation formulée par le Rapporteur spécial à sa
soixante-quatrième session, dans laquelle il a souligné l’importance des cours
d’histoire pour expliquer les événements dramatiques et les souffrances humaines
qui ont résulté de l’adoption d’idéologies comme le nazisme et le fascisme 18 ;
36. Souligne l’importance d’autres mesures et initiatives positives visant à
rapprocher les communautés et à leur offrir un espace de dialogue véritable, comme
les tables rondes, les groupes de travail et les séminaires, notamment les séminaires
de formation destinés aux agents de l’État et aux professionnels des médias, ainsi
que des activités de sensibilisation, en particulier celles menées par les représentants
de la société civile, auxquelles l’appui constant des pouvoirs publics est nécessaire ;
37. Insiste sur le rôle positif que les organismes et programmes compétents
des Nations Unies, en particulier l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation,
la science et la culture, peuvent jouer dans les domaines susmentionnés ;
38. Réaffirme l’article 4 de la Convention, aux termes duquel les États
parties à cet instrument condamnent toute propagande et toutes organisations qui
s’inspirent d’idées ou de théories fondées sur la supériorité d’une race ou d’un
groupe de personnes d’une certaine couleur ou d’une certaine origine ethnique, ou
qui prétendent justifier ou encourager toute forme de haine et de discrimination
raciales, s’engagent à adopter immédiatement des mesures positives destinées à
éliminer toute incitation à une telle discrimination, ou tous actes de di scrimination,
et, à cette fin, tenant dûment compte des principes formulés dans la Déclaration
universelle des droits de l’homme 1 et des droits expressément énoncés à l’article 5
de la Convention, s’engagent notamment :
a)
À déclarer délits punissables par la loi toute diffusion d’idées fondées sur
la supériorité ou la haine raciales, toute incitation à la discrimination raciale, ainsi
que tous actes de violence, ou provocation à de tels actes, dirigés contre toute race
ou tout groupe de personnes d’une autre couleur ou d’une autre origine ethnique, de
même que toute assistance apportée à des activités racistes, y compris leur
financement ;
b)
À déclarer illégales et à interdire les organisations ainsi que les activités
de propagande organisées et tout autre type d’activité de propagande qui incitent à
la discrimination raciale et qui l’encouragent et à déclarer délit punissable par la loi
la participation à ces organisations ou à ces activités ;
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