A/RES/50/200 Page 2 droits de l’homme, et notant que ces efforts sont compromis par le manque de ressources, Prenant acte des préoccupations exposées par le Rapporteur spécial dans son rapport du 28 juin 1995 5/, selon lequel la situation des droits de l’homme est particulièrement aggravée par l’insuffisance du système d’administration de la justice, qui se caractérise par une pénurie de ressources tant humaines que matérielles, et il se produit des menaces et des actes de violence dirigés contre des particuliers, des cas d’arrestation, détention, traitements et conditions de détention contraires aux normes internationales, Exprimant sa vive préoccupation devant la tragédie survenue à Kibeho en avril 1995, et ayant à l’esprit les conclusions formulées par la Commission internationale indépendante chargée de l’enquête dans son rapport du 18 mai 1995 6/, Rappelant que tous les États ont l’obligation de punir toutes les personnes qui commettent ou autorisent le génocide ou d’autres graves violations du droit international humanitaire ou qui sont coupables de graves violations des droits de l’homme et, conformément à la résolution 978 (1995) du Conseil de sécurité en date du 27 février 1995, de prendre dès que possible toutes les mesures nécessaires pour traduire les responsables en justice conformément aux principes internationaux concernant les garanties d’une procédure régulière, et d’honorer les obligations qui découlent pour eux à cet égard du droit international, en particulier de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, Se félicitant des mesures prises par le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme pour organiser l’Opération sur le terrain pour les droits de l’homme au Rwanda et pour coordonner son action avec celle du représentant spécial du Secrétaire général, du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, du Programme des Nations Unies pour le développement, de la Mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda, du Tribunal criminel international chargé de juger les personnes présumées coupables d’actes de génocide ou d’autres violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire du Rwanda et les citoyens rwandais présumés responsables de tels actes et violations commis sur le territoire d’États voisins entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994, du Département des affaires humanitaires du Secrétariat, ainsi que d’autres organismes des Nations Unies et organisations intergouvernementales et non gouvernementales, comme du Comité international de la Croix-Rouge, Appréciant le rôle précieux que les spécialistes des droits de l’homme déployés par le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme au Rwanda ont joué dans l’amélioration de la situation en général, Profondément préoccupée par les rapports du Rapporteur spécial et du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, selon lesquels des actes de génocide ainsi que des violations systématiques, généralisées et 5/ A/50/709-S/1995/915, annexe III. 6/ Voir S/1995/411, annexe. /...

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