A/HRC/RES/53/1
Nations Unies
Assemblée générale
Distr. générale
17 juillet 2023
Français
Original : anglais
Conseil des droits de l’homme
Cinquante-troisième session
19 juin-14 juillet 2023
Point 1 de l’ordre du jour
Questions d’organisation et de procédure
Résolution adoptée par le Conseil des droits de l’homme
le 12 juillet 2023
53/1.
Lutte contre la haine religieuse constituant une incitation
à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence
Le Conseil des droits de l’homme,
Guidé par les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies,
Réaffirmant la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international
relatif aux droits civils et politiques et la Convention internationale sur l’élimination de toutes
les formes de discrimination raciale,
Réaffirmant également la Déclaration et le Programme d’action de Vienne, ainsi que
la Déclaration sur l’élimination de toutes les formes d’intolérance et de discrimination
fondées sur la religion ou la conviction,
Considérant que l’exercice du droit à la liberté d’expression comporte des devoirs
spéciaux et des responsabilités spéciales et que la liberté d’expression ne peut faire l’objet
que des restrictions qui sont prévues par la loi et, dans ce contexte, nécessaires au respect des
droits ou de la réputation d’autrui, comme énoncé à l’article 19 du Pacte international relatif
aux droits civils et politiques, et prenant également en considération l’article 20 du Pacte, qui
dispose que tout appel à la haine religieuse qui constitue une incitation à la discrimination,
à l’hostilité ou à la violence doit être interdit par la loi,
Prenant note avec une profonde inquiétude de l’augmentation du nombre d’actes de
profanation de livres sacrés et de lieux de culte ainsi que de symboles religieux, qui pourraient
constituer une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence,
Affirmant qu’il est offensant et irrespectueux de brûler délibérément et publiquement
le Saint Coran ou tout autre livre saint dans l’intention d’inciter à la discrimination,
à l’hostilité ou à la violence et que cela constitue un acte de provocation manifeste et une
manifestation de haine religieuse, et affirmant qu’un tel acte doit être interdit par la loi,
conformément aux obligations qui incombent aux États en vertu du droit international des
droits de l’homme,
Prenant acte du rejet et de la condamnation énergiques des actes récurrents d’autodafé
public du Saint Coran commis dans certains pays d’Europe et d’ailleurs, tels qu’exprimés par
des États, le Secrétaire général, le Haut-Représentant pour l’Alliance des civilisations de
l’Organisation des Nations Unies et bien d’autres,
GE.23-13924 (F)
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