A/RES/60/31
États, y compris par des transferts de technologie marine, afin de les aider à remplir
leurs obligations et à exercer leurs droits au titre des instruments internationaux et à
tirer parti de leurs ressources halieutiques,
Constatant que la Convention fait obligation à tous les États de coopérer en
matière de conservation et de gestion des stocks chevauchants et des stocks de
poissons grands migrateurs, et reconnaissant l’importance de la coordination et de la
coopération aux niveaux mondial, régional, sous-régional et national, notamment en
matière de collecte de données, d’échange de l’information, de renforcement des
capacités et de formation, pour la conservation, la gestion et l’exploitation durable
des ressources biologiques de la mer,
Reconnaissant l’obligation que la Convention, l’Accord visant à favoriser le
respect par les navires de pêche en haute mer des mesures internationales de
conservation et de gestion (« l’Accord de l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture ») 9, l’Accord et le Code de conduite font à l’État du
pavillon d’exercer un contrôle effectif sur les navires de pêche et les bâtiments
auxiliaires battant son pavillon et de s’assurer que les activités de ces navires ne
nuisent pas à l’efficacité des mesures de conservation et de gestion des ressources
marines conformes au droit international et adoptées aux niveaux national, sousrégional, régional et mondial,
Reconnaissant également qu’il faut d’urgence prendre des mesures à tous les
niveaux pour assurer une utilisation et une gestion viables à long terme des
ressources halieutiques par une large application du principe de précaution, et par
des mesures appropriées pour réduire les déchets, les rejets et autres facteurs, qui
portent atteinte aux stocks de poissons,
Reconnaissant en outre l’importance économique et culturelle des requins dans
de nombreux pays, leur importance biologique dans l’écosystème marin, la
vulnérabilité de certaines espèces de requins à la surexploitation et la nécessité de
prendre des mesures favorisant, à long terme, la population de requins et la viabilité
de la pêche au requin, et l’intérêt du Plan d’action international pour la conservation
et la gestion des requins, adopté par l’Organisation des Nations Unies pour
l’alimentation et l’agriculture en 1999, qui comprend des directives pour l’adoption
de telles mesures,
Réaffirmant son appui à l’initiative prise par l’Organisation des Nations Unies
pour l’alimentation et l’agriculture et par les organisations et arrangements
régionaux et sous-régionaux de gestion des pêches en faveur de la conservation et
de la gestion des requins, tout en notant avec préoccupation que les pays ont été peu
nombreux à mettre en œuvre le Plan d’action international pour la conservation et la
gestion des requins,
Saluant la Déclaration ministérielle de la Conférence intitulée « La
gouvernance des pêches en haute mer et l’Accord des Nations Unies sur les pêches
– Passons à l’action », qui s’est tenue à Saint John’s (Canada) du 1er au 5 mai 2005,
et constatant qu’il s’agit d’une initiative pour améliorer la gouvernance des pêches
en haute mer, y compris la mise en œuvre effective de l’Accord,
_______________
9
Instruments internationaux relatifs à la pêche accompagnés d’un index (publication des Nations Unies,
numéro de vente : F.98.V.11), sect. II.
4