A/HRC/RES/57/33
Nations Unies
Assemblée générale
Distr. générale
14 octobre 2024
Français
Original : anglais
Conseil des droits de l’homme
Cinquante-septième session
9 septembre-11 octobre 2024
Point 10 de l’ordre du jour
Assistance technique et renforcement des capacités
Résolution adoptée par le Conseil des droits de l’homme
le 11 octobre 2024
57/33.
Coopération avec la Géorgie
Le Conseil des droits de l’homme,
Guidé par les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies,
Réaffirmant la Déclaration universelle des droits de l’homme et les autres instruments
internationaux pertinents relatifs aux droits de l’homme,
Ayant à l’esprit les instruments régionaux pertinents, en particulier la Convention de
sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (Convention européenne des
droits de l’homme),
Prenant note de l’arrêt rendu le 21 janvier 2021 par la Cour européenne des droits de
l’homme en l’affaire Géorgie c. Russie (II), dans lequel la Cour a établi la responsabilité de
la Fédération de Russie, en tant qu’État exerçant un contrôle effectif sur les territoires,
pour les graves violations des droits de l’homme commises pendant la période d’occupation
de l’Abkhazie (Géorgie) et de la région de Tskhinvali/Ossétie du Sud (Géorgie) après la
guerre d’août 2008,
Prenant note également de l’arrêt rendu le 7 mars 2023 par la Cour européenne des
droits de l’homme en l’affaire Mamasakhlisi et autres c. Géorgie et Russie, dans lequel la
Cour a de nouveau confirmé que la Fédération de Russie exerçait un contrôle effectif sur
l’Abkhazie (Géorgie) avant la guerre d’août 2008 entre les deux pays, et qu’elle était
entièrement responsable des violations des droits de l’homme commises dans la région,
Prenant note en outre de l’arrêt rendu le 28 avril 2023 par la Cour européenne des
droits de l’homme en l’affaire Géorgie c. Russie (II) (satisfaction équitable), dans lequel la
Cour a ordonné à la Fédération de Russie d’indemniser les Géorgiens qui avaient souffert du
conflit armé entre les deux pays en août 2008,
Prenant note de l’arrêt rendu le 9 avril 2024 par la Cour européenne des droits de
l’homme en l’affaire Géorgie c. Russie (IV), dans lequel la Cour a confirmé que la
« frontiérisation » illégale mise en place par la Fédération de Russie avait entraîné des
violations de la Convention européenne des droits de l’homme, notamment des violations du
droit à la vie, de l’interdiction de la torture ou des peines ou traitements inhumains ou
dégradants, du droit à la liberté et à la sécurité, du droit au respect de la vie privée et familiale,
du droit à la protection de la propriété, du droit à l’éducation et du droit à la liberté de
circulation,
GE.24-18729 (F)
171024
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