A/HRC/RES/54/27
des décisions dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, des soins de santé et de la justice
pénale est particulièrement préoccupante en ce qu’elle crée un risque de discrimination
systématisée à une échelle sans précédent,
Soulignant qu’il importe de lever les obstacles juridiques et d’éliminer les pratiques
discriminatoires qui empêchent certaines personnes, notamment les Africains et les
personnes d’ascendance africaine, de participer pleinement à la vie publique et à la vie
politique du pays dans lequel ils vivent et, notamment, d’exercer tous les droits attachés à la
citoyenneté,
Prenant note des efforts déployés par le Groupe de travail intergouvernemental sur
l’application effective de la Déclaration et du Programme d’action de Durban et par les autres
mécanismes de suivi de Durban, à savoir le Comité spécial chargé d’élaborer des normes
complémentaires, qui a rendu compte des travaux menés à sa treizième session 2, le Groupe
d’éminents experts indépendants sur la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme
d’action de Durban, qui a tenu ses huitième et neuvième sessions, et le Groupe de travail
d’experts sur les personnes d’ascendance africaine, qui a tenu sa trente-neuvième session,
Soulignant que, dans l’exercice de leurs fonctions, les responsables de l’application
des lois doivent respecter et protéger la dignité humaine et préserver et défendre les droits
humains de toutes les personnes, et soulignant également que l’indépendance et l’impartialité
de la magistrature, l’intégrité du système judiciaire et l’indépendance de la profession
d’avocat sont essentielles à la protection des droits de l’homme, à l’état de droit, à la bonne
gouvernance et à la démocratie,
Constatant qu’il existe des formes multiples et aggravées de discrimination raciale,
qui exacerbent la situation des personnes exposées aux violences policières et accroît leur
vulnérabilité,
Prenant acte des rapports du Haut-Commissaire sur la promotion et la protection des
droits de l’homme et des libertés fondamentales des Africains et des personnes d’ascendance
africaine face au recours excessif à la force et aux autres violations des droits de l’homme
dont se rendent coupables des membres des forces de l’ordre, par une transformation porteuse
de justice et d’égalité raciales 3 , encourageant les États à envisager d’appliquer les
recommandations formulées dans ces rapports, et demandant au Haut-Commissaire de
s’intéresser de plus près à la question dans ses prochains rapports en prêtant attention au fait
que, dans différentes régions du monde, les Africains et les personnes d’ascendance africaine
sont encore victimes d’un usage excessif de la force et d’autres violations de leurs droits
humains de la part de représentants des forces de l’ordre,
Rappelant sa résolution 47/21, dans laquelle il a prié la Haute-Commissaire de
renforcer et d’élargir le suivi assuré par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits
de l’homme pour continuer à rendre compte des manifestations de racisme systémique et des
violations du droit international des droits de l’homme commises par des membres des forces
de l’ordre contre des Africains et des personnes d’ascendance africaine, contribuer à faire
respecter l’obligation d’amener les auteurs à rendre compte de leurs actes et d’accorder
réparation aux victimes et prendre de nouvelles mesures, à l’échelle mondiale, en faveur
d’une transformation porteuse de justice et d’égalité raciales, notamment apporter un appui
et une assistance accrus aux États et aux autres parties prenantes, en particulier aux personnes
d’ascendance africaine et à leurs organisations, et donner une plus grande visibilité à ces
travaux,
Rappelant également la résolution 76/226 de l’Assemblée générale, dans laquelle
celle-ci l’a prié d’envisager l’élaboration d’un programme pluriannuel d’activités permettant
de renouveler et d’intensifier les activités de communication nécessaires à l’information et à
la mobilisation du grand public à l’appui de la Déclaration et du Programme d’action de
Durban, et de mieux sensibiliser l’opinion au rôle que ces textes ont joué dans la lutte contre
le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée,
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GE.23-20040
A/HRC/54/65.
A/HRC/51/53 et A/HRC/54/66.
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