A/HRC/RES/54/27
Préoccupé par le fait que les ressources humaines et financières allouées au
Haut-Commissariat ont été réduites à un moment où celui-ci a impérativement besoin de ces
ressources pour s’acquitter de ses fonctions et promouvoir la lutte contre le racisme,
Notant avec satisfaction que la Journée internationale de commémoration des
victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves est célébrée chaque année
à Genève et rappelant que, à l’occasion de la célébration de 2017, d’aucuns ont appuyé la
création, à l’Office des Nations Unies à Genève, d’un mémorial en souvenir des victimes de
ces fléaux,
1.
Insiste sur l’importance de la volonté et de l’engagement politiques dans la
lutte contre toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de
l’intolérance qui y est associée ;
2.
Souligne qu’il faut impérativement appliquer intégralement et effectivement la
Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale et
la Déclaration et le Programme d’action de Durban, document final directif de la Conférence
mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est
associée, si l’on veut combattre le fléau qu’est le racisme, y compris ses formes
contemporaines et ses formes renaissantes, dont certaines se traduisent malheureusement par
des violences, et exécuter intégralement et effectivement le programme d’activités relatif à
la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine ;
3.
Continue d’être alarmé par la réapparition de manifestations violentes du
racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est associée,
précipitée par des idéologies scientifiquement fausses, moralement condamnables,
socialement injustes et dangereuses, telles que le suprémacisme blanc, ainsi que par des
idéologies nationalistes et populistes extrémistes, et souligne à cet égard que les êtres
humains naissent libres et égaux en dignité et en droits et que chacun a droit à la vie, à la
liberté et à la sécurité de sa personne ;
4.
Souligne à cet égard qu’il est essentiel de s’attaquer aussi aux stéréotypes, à la
stigmatisation et à l’assignation d’une identité fondée sur la race si l’on veut lutter contre le
racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée ;
5
Engage les États à faire la déclaration prévue à l’article 14 de la Convention
internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale afin de
reconnaître la compétence du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale pour
recevoir et examiner des communications émanant de personnes ou de groupes de personnes
relevant de leur juridiction dans le cadre de sa procédure de plainte ;
6.
Engage également les États à continuer de coopérer pleinement avec le
Mécanisme international d’experts indépendants chargé de promouvoir la justice et l’égalité
raciales dans le contexte du maintien de l’ordre et à continuer d’appliquer l’ensemble complet
de mesures que la Haute-Commissaire a énoncées dans son programme de transformation
pour la justice et l’égalité raciales, qui vise à mettre fin au racisme systémique et à lutter
contre la discrimination raciale et les violations des droits de l’homme, notamment la
discrimination et les violations dont se rendent coupables les forces de l’ordre ;
7.
Prie le Mécanisme d’experts de présenter son rapport annuel à l’Assemblée
générale et, à cet égard, demande à la Présidente du Mécanisme d’experts de participer à un
dialogue avec l’Assemblée au titre du point de l’ordre du jour intitulé « Élimination du
racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est
associée » ;
8.
Insiste sur l’importance des visites de pays menées par le Mécanisme d’experts
à des fins d’établissement des faits, ainsi que des recommandations formulées à l’issue de
ces visites et, dans ce contexte, demande au Mécanisme d’experts de soumettre tous ses
rapports de visite sous la forme d’additifs au rapport qu’il lui présente annuellement ;
9.
Prie les États de respecter l’obligation que leur fait le droit international de
protéger ceux qui s’élèvent contre le racisme, y compris les défenseurs des droits de l’homme,
contre le discrédit, le harcèlement, l’intimidation et la surveillance accrue, dans le contexte
de réunions aussi bien que dans d’autres contextes ;
4
GE.23-20040