A/RES/74/242
Développement agricole, sécurité alimentaire et nutrition
sur la diversité biologique de diverses manières, directes et indirectes, ce qui est
souligné dans la Déclaration de Cancún sur l’intégration de la conservation et de
l’utilisation durable de la biodiversité pour le bien-être 26,
Réaffirmant que chaque être humain a le droit d’avoir accès à des aliments sains
et nutritifs en quantité suffisante, conformément au droit à une alimentation équilibrée
et au droit fondamental de chacun d’être à l’abri de la faim, de manière à pouvoir
développer et conserver pleinement ses capacités physiques et mentales, et soulignant
qu’il faut consentir un effort particulier pour satisfaire les besoins nutritionnels, en
particulier des femmes, des enfants, des personnes âgées, des peuples autochtones et
des personnes handicapées, ainsi que des personnes qui se trouvent en situation de
vulnérabilité,
Prenant note avec satisfaction de la publication intitulée L’état de la sécurité
alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019 : se prémunir contre les
ralentissements et les fléchissements économiques, établie par l’Organisation des
Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation mondiale de la
Santé, le Fonds international de développement agricole, le Programme alimentaire
mondial et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, et de celle intitulée La situation
mondiale de l’alimentation et de l’agriculture 2019 : aller plus loin dans la réduction
des pertes et gaspillages de denrées alimentaires, établie par l’Organisation des
Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture,
Demeurant profondément préoccupée par le fait que, selon les estimations les
plus récentes de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture,
du Programme alimentaire mondial, du Fonds international de développement
agricole, de l’Organisation mondiale de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour
l’enfance, le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation chronique est passé
d’environ 811,7 millions en 2017 à près de 821,6 millions en 2018, et que les
problèmes de nutrition sont de plus en plus complexes car de multiples formes de
malnutrition – notamment le retard de croissance, l’émaciation, l’insuffisance
pondérale, les carences en micronutriments, le surpoids et l ’obésité – peuvent
coexister dans un même pays ou dans les ménages,
Sachant que le ralentissement de la croissance économique, les inégalités de
genre, les conflits, la sècheresse et les effets néfastes des changements climatiques,
tels que l’augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes,
sont au nombre des principaux facteurs qui contribuent à inverser les progrès à long
terme en matière de lutte contre la faim et à rendre plus difficile la perspective
d’éliminer la faim et la malnutrition sous toutes ses formes d ’ici à 2030,
Demeurant profondément préoccupée par l’insécurité alimentaire et la
malnutrition dont souffrent toujours des centaines de millions de personnes, en
particulier en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et de l ’Ouest et dans certaines
régions d’Amérique latine,
Estimant qu’il faut empêcher que la famine continue à faire des victimes,
Se déclarant préoccupée par l’augmentation du nombre d’adultes obèses dans
le monde, qui est passé de 563,7 millions en 2012 à 672,3 millions en 2016,
Constatant avec inquiétude que, d’après le Rapport mondial sur les crises
alimentaires 2019, le nombre de personnes exposées à une insécurité alimentaire de
crise ou à pire reste bien au-dessus des 100 millions dans les pays touchés notamment
par des conflits, cette situation étant exacerbée par des phénomènes climatiques, des
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Programme des Nations Unies pour l’environnement, document UNEP/CBD/COP/13/24.
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