Renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence fournie par les organismes des Nations Unies A/RES/74/118 Notant avec une vive préoccupation que des millions de personnes dans plusieurs régions du monde sont en proie à la famine, ou exposées à un risque immédiat de famine ou encore à une grave insécurité alimentaire, et notant que ces situations sont provoquées ou exacerbées par les conflits armés, la sécheresse, la pauvreté et l’instabilité du cours des produits de base, entre autres facteurs, et qu ’il est urgent de redoubler d’efforts, notamment au niveau international, pour y faire face, Consciente de l’importance du droit international humanitaire, notamment des Conventions de Genève de 1949 9 qui constituent le cadre juridique fondamental de la protection des personnes civiles en temps de guerre et régissent, notamment, l ’action humanitaire, Condamnant fermement tous les actes de violence, y compris les attaques directes, visant le personnel et les installations humanitaires, ainsi que le personnel médical et les agents humanitaires dont l’activité est d’ordre exclusivement médical, leurs moyens de transport et leur matériel et les hôpitaux et les autres installations médicales, qui, dans la plupart des cas, frappent le personnel recruté sur le plan local, notant avec inquiétude les incidences défavorables de ces actes sur la fourniture de l’aide humanitaire aux populations qui en ont besoin et saluant entre autres l ’action que le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge mène dans le cadre de son projet intitulé « Les soins de santé en danger », en collaboration avec des États, des organisations internationales et non gouvernementales et d ’autres parties prenantes compétentes, pour faire mieux respecter le droit international humanitaire en sensibilisant le public et en encourageant la préparation afin de faire face aux conséquences humanitaires graves et néfastes de ces violences, Rappelant l’obligation qu’ont tous les États et toutes les parties à un conflit armé, conformément aux dispositions pertinentes du droit international humanitaire, de respecter et de protéger, en situation de conflit armé, le personnel médical et les agents humanitaires dont l’activité est d’ordre exclusivement médical, leurs moyens de transport et leur matériel et les hôpitaux et les autres installations médicales, qui ne doivent pas être la cible d’attaques, et de veiller à ce que les blessés et les malades reçoivent, dans la mesure du possible et dans les plus brefs délais, les soins médicaux et l’attention nécessaires, et prenant note des règles du droit international humanitaire qui disposent que nul ne peut être soumis à des sanctions pour des activités médicales conformes à l’éthique médicale, Constatant avec une grave préoccupation que des actes de violence, notamment de violence sexuelle et de violence fondée sur le genre, et de violence contre les enfants, notamment de violence sexuelle, continuent d ’être commis délibérément contre la population civile dans des situations d’urgence humanitaire et après, Consciente que les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée par les actes de violence sexuelle et de violence fondée sur le genre, mais que les hommes et les garçons comptent aussi parmi les victimes ou les rescapés de tels actes, Notant avec satisfaction que les États Membres, l’Organisation des Nations Unies et les autres acteurs concernés continuent de s’employer à améliorer l’efficacité de l’action humanitaire en fonction des besoins, notamment en renforçant les capacités d’intervention, en améliorant la coordination, en trouvant des méthodes novatrices adaptées qu’ils prennent en compte dans la préparation et l’intervention humanitaires et lors du travail de relèvement, en améliorant la transparence, en limitant les doubles emplois, en renforçant les partenariats avec les intervenants __________________ 9 19-22035 Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 75, n os 970 à 973. 5/18

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