Renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence
fournie par les organismes des Nations Unies
A/RES/74/118
Considérant également que les pays en développement, en particulier les pays
les moins avancés et les petits États insulaires en développement, restent extrêmement
exposés aux pertes humaines et économiques résultant des risques naturels et qu ’il
est nécessaire de renforcer la coopération internationale, selon qu’il convient, pour
les rendre plus résilients,
Considérant en outre que la croissance économique partagée et le
développement durable sont essentiels pour prévenir les catastrophes naturelles et
autres situations d’urgence et s’y préparer,
Sachant, à cet égard, que le renforcement des capacités nationales et locales de
préparation et d’intervention, moyennant notamment des politiques publiques
appropriées, inclusives et favorables et une assistance internatio nale, est crucial pour
rendre les interventions plus prévisibles et plus efficaces et qu’il sert les objectifs
d’aide humanitaire et de développement, en concourant notamment à accroître la
résilience et à atténuer la nécessité d’une action humanitaire,
Soulignant le caractère essentiellement civil de l’aide humanitaire et réaffirmant
que, dans les situations où des moyens militaires doivent être employés, en dernier
recours, à l’appui de l’action humanitaire, il faut qu’ils le soient avec le consentement
de l’État intéressé et dans le respect du droit international, y compris le droit
international humanitaire, ainsi que des principes humanitaires,
Sachant qu’un grand nombre de personnes sont touchées par les crises
humanitaires, notamment un nombre sans précédent de personnes déplacées contre
leur gré, pour la plupart des femmes et des enfants qui le sont pour cause de conflit,
d’actes de terrorisme, de persécution ou de violence et pour d ’autres raisons, souvent
pour de longues périodes, alors qu’il incombe au premier chef aux autorités nationales
d’assurer la protection et d’apporter une assistance humanitaire aux personnes
déplacées relevant de leur juridiction et de trouver des solutions durables à leur
situation, en gardant à l’esprit leurs besoins particuliers,
Notant que la communauté internationale doit prendre davantage conscience de
l’ampleur mondiale du problème des déplacés, notamment du fait qu ’ils sont des
millions à se trouver dans des situations de déplacement prolongé, ainsi que de
l’urgente nécessité de leur fournir une aide humanitaire et une protection suffisantes,
de soutenir les collectivités d’accueil, de s’attaquer aux causes profondes des
déplacements, de trouver des solutions durables dans les pays d ’origine et d’écarter
les obstacles qui pourraient s’y opposer, et sachant que ces solutions durables
comprennent le rapatriement librement consenti, en toute sécurité et dans la dignité,
ainsi que l’intégration des déplacés, de leur plein gré, dans les régions où ils se
trouvent ou leur installation librement consentie dans une autre partie du pays, sans
préjudice du droit des personnes déplacées de quitter leur pays ou de chercher asile,
Réaffirmant la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants,
qu’elle a adoptée à sa réunion plénière de haut niveau sur la gestion des déplacements
massifs de réfugiés et de migrants tenue le 19 septembre 2016 8,
Exprimant son inquiétude au sujet des difficultés particulières éprouvées par les
millions de réfugiés dans des situations d’exil prolongé, sachant que la durée
moyenne de leur séjour continue de s’allonger, et soulignant qu’il faut que la
communauté internationale redouble d’efforts et renforce sa coopération afin de
trouver des moyens pratiques et complets de remédier à leur détre sse et de mettre en
place des solutions durables à leur intention, dans le respect de la Charte des Nations
Unies, du droit international et de ses résolutions pertinentes,
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Résolution 71/1.
19-22035