A/RES/57/190
I
Application de la Convention relative aux droits de l’enfant
1.
Exhorte de nouveau les États qui ne l’ont pas encore fait à signer et
ratifier la Convention relative aux droits de l’enfant 2 ou à y adhérer à titre
prioritaire, afin que cet instrument soit universellement accepté le plus tôt possible ;
Se déclare encore préoccupée par le grand nombre de réserves à la
2.
Convention et prie instamment les États parties de retirer celles qui sont
incompatibles avec l’objet et le but de la Convention et de reconsidérer
régulièrement les autres en vue de les retirer ;
3.
Demande aux États parties d’appliquer intégralement la Convention,
souligne que son application contribue à la réalisation des objectifs du Sommet
mondial pour les enfants et de sa session extraordinaire consacrée aux enfants, ainsi
que des buts et objectifs arrêtés aux grandes réunions au sommet, conférences et
sessions extraordinaires des Nations Unies sur la question ;
4.
Engage les États à veiller à ce que l’enfant capable de discernement ait le
droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant et qu’il en
soit dûment tenu compte eu égard à son âge et à sa maturité et, dans cet esprit, à
associer les enfants et les jeunes aux activités qu’ils mènent pour atteindre les
objectifs du Sommet et de la session extraordinaire de l’Assemblée générale
consacrée aux enfants, ainsi qu’à d’autres programmes intéressant les enfants et les
jeunes, le cas échéant ;
5.
Demande aux États parties de coopérer étroitement avec le Comité des
droits de l’enfant et de présenter ponctuellement les rapports prescrits par la
Convention, conformément aux directives du Comité, et encourage les États parties
à tenir compte des recommandations de celui-ci dans la mise en œuvre de la
Convention ;
6.
Prie le Secrétaire général de veiller à ce que le Comité dispose des
ressources humaines et matérielles voulues pour s’acquitter de ses fonctions
efficacement et rapidement, note le soutien temporaire fourni par le plan d’action du
Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme pour renforcer l’action
importante que mène le Comité en vue de promouvoir la mise en œuvre de la
Convention, et prie également le Secrétaire général de communiquer des
renseignements sur la suite donnée au plan d’action ;
7.
Engage les États parties à prendre d’urgence des mesures pour que
l’amendement au paragraphe 2 de l’article 43 de la Convention puisse être approuvé
au plus tôt par une majorité des deux tiers d’entre eux et entrer en vigueur, de façon
que la composition du Comité passe de dix à dix-huit experts, étant donné,
notamment, le surcroît de travail qu’il connaîtra lorsque les deux Protocoles
facultatifs se rapportant à la Convention seront entrés en vigueur ;
8.
Invite le Comité à continuer de cultiver des relations constructives avec
les États parties et d’accroître la transparence et l’efficacité de son fonctionnement ;
9.
Recommande à tous les mécanismes chargés de questions relatives aux
droits de l’homme et autres organes et mécanismes concernés des Nations Unies,
ainsi qu’aux organes directeurs des institutions spécialisées, de prêter une attention
particulière, dans leur domaine de compétence, aux situations dans lesquelles les
enfants sont en danger et leurs droits violés et de tenir compte des travaux du
Comité, et les invite à préciser encore la démarche axée sur les droits de l’enfant
adoptée par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance et à prendre de nouvelles
mesures pour renforcer la coordination à l’échelle du système et la coopération
interorganisations pour la promotion et la protection des droits de l’enfant ;
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