A/RES/48/153 Page 4 2. Se déclare profondément préoccupée par les informations détaillées fournies par le Rapporteur spécial sur les violations massives et systématiques des droits de l’homme et du droit humanitaire en Bosnie-Herzégovine, en Croatie et en République fédérative de Yougoslavie (Serbie et Monténégro); 3. Note avec une vive préoccupation la conclusion du Rapporteur spécial selon laquelle la République de Bosnie-Herzégovine est menacée cet hiver d’une catastrophe imminente du point de vue humanitaire; 4. Condamne dans les termes les plus énergiques toutes les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises en Bosnie-Herzégovine, en Croatie et en République fédérative de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) par toutes les parties en conflit, en constatant que les dirigeants du territoire contrôlé par les Serbes en Bosnie-Herzégovine et en Croatie, les commandants des forces paramilitaires serbes et les chefs politiques et militaires de la République fédérative de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) sont les principaux responsables de la plupart de ces violations; 5. Condamne également les violations spécifiques relevées par le Rapporteur spécial, dont la plupart ont pour cause le "nettoyage ethnique" et qui prennent la forme de meurtres, tortures, brutalités, fouilles arbitraires, viols, disparitions, destructions de maisons et autres actes ou menaces de violence ayant pour but de forcer les gens à quitter leurs foyers, ainsi que les violations des droits de l’homme signalées à l’encontre de personnes détenues; 6. Condamne en outre le bombardement aveugle de villes et de zones occupées par des civils, le recours systématique à la terreur et au meurtre contre des non-combattants, la destruction de services vitaux, le siège de villes et l’emploi de la force militaire contre des populations civiles et des opérations de secours, auxquels se livrent toutes les parties, tout en constatant que la responsabilité en incombe principalement aux Serbes de Bosnie, qui ont érigé ces pratiques en politique, et aux Croates de Bosnie; 7. Appuie la conclusion du Conseil de sécurité selon laquelle toutes les personnes qui commettent ou autorisent des violations du droit international humanitaire en sont individuellement responsables et la communauté internationale n’épargnera aucun effort pour les traduire en justice; 8. Prie instamment tous les Etats, les organismes des Nations Unies, institutions spécialisées comprises, le Rapporteur spécial et, le cas échéant, les organisations humanitaires internationales, de mettre les informations étayées qu’ils détiennent ou qui leur ont été communiquées au sujet des violations du droit international humanitaire, y compris des violations graves des Conventions de Genève du 12 août 1949, commises en Bosnie-Herzégovine, en Croatie et en République fédérative de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) et au sujet de leurs auteurs à la disposition du Tribunal international pour juger les personnes présumées responsables de violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire de l’ex-Yougoslavie depuis 1991, créé par la résolution 827 (1993) du Conseil de sécurité, de manière que le Procureur puisse le cas échéant entamer des poursuites; 9. Exprime sa vive inquiétude devant le nombre de disparitions et de personnes portées disparues en Bosnie-Herzégovine, en Croatie et en République fédérative de Yougoslavie (Serbie et Monténégro), et demande de nouveau à toutes les parties de ne rien ménager pour retrouver les disparus; /...

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