A/HRC/RES/56/13
porteuse de justice et d’égalité raciales dans le contexte de l’application des lois à l’échelle
mondiale, en particulier en ce qui concerne les séquelles du colonialisme et de la traite
transatlantique d’Africains réduits en esclavage, de se pencher sur les réactions des
gouvernements face aux manifestations pacifiques contre le racisme et à toutes les violations
du droit international des droits de l’homme et de faire en sorte que les victimes et leur famille
obtiennent justice et réparation,
Prenant note des travaux du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de
l’homme sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales
des Africains et des personnes d’ascendance africaine face au recours excessif à la force et
aux autres violations des droits de l’homme dont se rendent coupables des responsables de
l’application des lois, et prenant note du programme de transformation pour la justice et
l’égalité raciales,
Saluant les travaux menés par le Mécanisme international d’experts indépendants
chargé de promouvoir la justice et l’égalité raciales dans le contexte du maintien de l’ordre,
Soulignant que 2024 est la dernière année de la Décennie internationale des personnes
d’ascendance africaine ayant pour thème : « Personnes d’ascendance africaine :
considération, justice et développement », et conscient des appels en faveur de l’extension à
une deuxième décennie des personnes d’ascendance africaine,
Rappelant l’adoption, le 9 décembre 2020, par le Groupe de travail d’experts sur les
personnes d’ascendance africaine de directives opérationnelles sur l’inclusion des personnes
d’ascendance africaine dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030,
Conscient que l’esclavage et la traite des esclaves, en particulier la traite
transatlantique, ont été des tragédies effroyables dans l’histoire de l’humanité, en raison non
seulement de leur barbarie odieuse, mais encore de leur ampleur, de leur caractère organisé
et tout spécialement de la négation de l’essence des victimes, conscient également que la
réduction en esclavage constitue un crime contre l’humanité et aurait toujours dû constituer
un crime, et notant que la traite transatlantique d’esclaves est l’une des principales sources et
manifestations du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance
qui y est associée, et que les Africains et les personnes d’ascendance africaine, de même que
les personnes d’ascendance asiatique et les peuples autochtones, ont été victimes de ces actes
et continuent à en subir les conséquences,
Considérant que la déshumanisation des personnes d’ascendance africaine
– une pratique qui trouve son origine dans des conceptions sociales erronées sur les races
élaborées au cours de l’histoire pour justifier l’esclavage, des stéréotypes raciaux
généralisés − a entretenu et favorisé une attitude de tolérance à l’égard de la discrimination,
des inégalités et des violences raciales,
Conscient qu’il existe une volonté croissante, qui se concrétise depuis peu, de
reconnaître la nécessité de remédier à l’effet persistant de l’esclavage, de la traite
transatlantique des Africains réduits en esclavage et du colonialisme, et invitant les États à
saisir les occasions de faire progresser la lutte contre le racisme, à se fixer comme priorité de
parvenir à l’équité raciale dans l’application du Programme 2030 et à veiller à ce que les
personnes d’ascendance africaine ne soient pas laissées de côté,
Considérant que le racisme systémique, en particulier à l’égard des Africains et des
personnes d’ascendance africaine, appelle une réponse systémique pour mettre fin
rapidement au déni et transformer les structures, les institutions et les comportements qui
provoquent, directement et indirectement, une discrimination à l’égard des Africains et des
personnes d’ascendance africaine dans tous les domaines,
Considérant également que le racisme systémique est intersectionnel par nature
puisqu’il se diffuse dans plusieurs sphères de la société et que, pour s’attaquer au racisme
systémique et à la discrimination, il faut prendre des mesures qui soient elles aussi
intersectionnelles,
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GE.24-13039