Les filles
A/RES/68/146
Nations Unies sur le VIH/sida, le Programme des Nations Unies pour le
développement, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et
l’Organisation internationale du Travail, tiennent compte des droits et des besoins
particuliers des filles dans les programmes de coopération avec les pays, selon les
priorités nationales, notamment au titre du plan-cadre des Nations Unies pour l’aide
au développement ;
38. Prie tous les organes conventionnels des droits de l’homme et les
mécanismes du Conseil des droits de l’homme, y compris les titulaires de mandat
relevant des procédures spéciales, de prendre en compte régulièrement et
systématiquement la problématique hommes-femmes dans l’exercice de leur mandat
et d’inclure dans leurs rapports des informations sur l’analyse qualitative des
violations des droits fondamentaux des femmes et des filles, et encourage le
renforcement de la coopération et de la coordination à cet égard ;
39. Prie les États de veiller à ce que dans tous les programmes et politiques
destinés à assurer la prévention générale du VIH et du sida et à prendre en charge, à
soigner et à aider les malades, une attention et un soutien particuliers soient
accordés aux filles vulnérables, vivant avec le VIH ou touchées par le virus,
notamment les filles enceintes, les mères jeunes ou adolescentes, les filles
handicapées et celles qui sont chefs de famille, en vue de réaliser l’objectif 6 du
Millénaire pour le développement, en particulier pour arrêter et commencer à
inverser, d’ici à 2015, la progression du VIH ;
40. Invite les États à encourager les initiatives visant à réduire le prix des
médicaments antirétroviraux, surtout ceux de deuxième intention, auxquels ont
accès les filles, notamment les initiatives bilatérales, celles du secteur privé et celles
engagées à titre volontaire par des groupes d’États, dont les initiatives qui reposent
sur des mécanismes novateurs de financement contribuant à la mobilisation de
ressources aux fins du développement social, y compris celles qui visent à rendre
plus facile, durable et prévisible l’accès des pays en développement aux
médicaments à un prix abordable, et prend note à cet égard de l’existence de la
Facilité internationale d’achat de médicaments (UNITAID) ;
41. Demande à tous les États d’intégrer le soutien alimentaire et nutritionnel
à l’objectif qui veut que les enfants, en particulier les filles, aient accès en
permanence à des aliments sains et nutritifs en quantité suffisante, qui répondent à
leurs besoins et à leurs préférences alimentaires et leur permettent de mener une vie
saine et active ;
42. Demande aux États de faire en sorte que des programmes de protection
sociale, y compris des programmes qui prennent en compte le VIH, soient proposés
aux orphelins et autres enfants vulnérables, en accordant une attention particulière
aux besoins des filles, à leur vulnérabilité et à la protection de leurs droits ;
43. Exhorte les États et la communauté internationale à accroître les
ressources disponibles à tous les niveaux, surtout dans les secteurs de l’éducation et
de la santé, de manière à permettre aux jeunes, en particulier les filles, d’acquérir
les connaissances, les qualités et les compétences pratiques dont ils ont besoin pour
surmonter les difficultés qu’ils rencontrent, notamment en termes de prévention de
l’infection par le VIH et des grossesses précoces, et de jouir du meilleur état de
santé physique et mentale possible, y compris la santé sexuelle et procréative ;
44. Souligne que les États et le système des Nations Unies doivent assumer
plus fermement la responsabilité d’intégrer la promotion et la protection des droits
de l’enfant, en particulier des filles, dans les objectifs de développement aux
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