Les filles
A/RES/68/146
l’enseignement secondaire soit généralisé et accessible à tous, grâce en particulier à
l’instauration progressive de la gratuité, sans perdre de vue que les mesures
spéciales destinées à garantir l’égalité d’accès, y compris la discrimination positive,
l’amélioration de la sécurité des filles sur le chemin de l’école, le fait de veiller à ce
que toutes les écoles soient accessibles en toute sûreté et sécurité et exemptes de
violence, et la mise à disposition d’installations sanitaires séparées et adaptées,
contribuent à l’égalisation des chances et à la lutte contre l’exclusion, ainsi qu’à
encourager la fréquentation scolaire, en particulier des filles et des enfants issus de
familles à revenu modeste et des enfants qui deviennent chefs de famille ;
6.
Demande aux États d’élaborer, avec le concours d’organisations
internationales, d’organisations de la société civile et d’organisations non gouvernementales, s’il y a lieu, des politiques et des programmes donnant la priorité à
l’éducation formelle et informelle, y compris des cours d’éducation sexuelle adaptés
à l’âge des élèves, les parents et les tuteurs légaux dispensant les orientations et les
conseils pertinents, propres à aider les filles et à leur permettre d’acquérir des
connaissances, de développer leur amour-propre et de se prendre en charge, et de
mettre spécialement l’accent sur les programmes visant à sensibiliser les femmes et
les hommes, en particulier les parents, à l’importance de la santé et du bien-être
physiques et mentaux des filles ;
7.
Exhorte les États à tenir compte des besoins différents des filles et des
garçons durant l’enfance et l’adolescence et à prendre, le cas échéant, des mesures
ciblées qui répondent à leur évolution ;
8.
Demande à tous les États, aux organismes des Nations Unies et à la
société civile de prendre les mesures nécessaires, le cas échéant, pour surmonter les
obstacles, recensés au paragraphe 33 des nouvelles mesures et initiatives 25 , qui
compromettent toujours la réalisation des objectifs fixés dans le Programme
d’action de Beijing 14, notamment de passer en revue les lois encore en vigueur qui
sont discriminatoires à l’égard des femmes et des filles, en vue de les modifier ou de
les abroger, et de renforcer le cas échéant les mécanismes nationaux afin d’appliquer
les politiques et les programmes en faveur des filles et, dans certains cas,
d’améliorer la coordination entre les organismes chargés d’assurer la réalisation des
droits fondamentaux des filles, y compris en abrogeant les lois discriminatoires
envers les femmes et les filles, et de mobiliser toutes les ressources et tout l’appui
nécessaires pour atteindre ces objectifs ;
9.
Exhorte les États à redoubler d’efforts pour éliminer d’urgence toutes les
formes de discrimination contre les femmes et les filles et, s’il y a lieu, à continuer
de s’employer à faire appliquer la Convention sur l’élimination de toutes les formes
de discrimination à l’égard des femmes et le Protocole facultatif s’y rapportant 26 ;
10. Exhorte également les États à améliorer la situation des filles qui vivent
dans la pauvreté, en particulier l’extrême pauvreté, qui sont privées de l’accès à la
nutrition, à l’eau et aux installations d’assainissement et n’ont pas non plus accès, ou
guère, aux services de soins de santé physique ou mentale de base, au logement, à
l’éducation, à la participation et à la protection, en tenant compte du fait que, si le
manque aigu de biens et de services est préjudiciable à tous les êtres humains, ce sont
les filles qu’il menace et touche plus particulièrement et qu’il empêche de jouir de
leurs droits, de réaliser pleinement leur potentiel et de participer en tant que membres
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26
Résolution S-23/3, annexe.
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2131, no 20378.
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