A/RES/69/201
Coopération internationale face au problème mondial de la drogue
c)
Que le développement alternatif constitue une possibilité importante,
légale, viable et durable de remplacer la culture illicite de plantes servant à
fabriquer des drogues et une mesure efficace pour lutter contre le problème mondial
de la drogue et d’autres menaces criminelles liées à la drogue, en même temps
qu’un choix en faveur de sociétés exemptes de tout usage illicite de drogues, qu’il
est aussi l’un des éléments clefs des politiques et des programmes de réduction de la
production de drogue illicite et qu’il fait partie intégrante des efforts déployés par
les gouvernements pour assurer aux sociétés un développement durable ;
d)
Que ces stratégies de contrôle des cultures doivent être pleinement
conformes à l’article 14 de la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite
de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988 13, bien coordonnées et
échelonnées en fonction des politiques menées au niveau national pour aboutir à
l’éradication durable des cultures illicites, créer d’autres moyens de subsistance
légaux et favoriser un développement durable, les États Membres devant s’engager
à accroître les investissements à long terme en faveur de ces stratégies, en
coordination avec d’autres mesures de développement, afin de contribuer à la
pérennité du développement social et économique et à l’élimination de la pauvreté
dans les zones rurales touchées, en tenant dûment compte des utilisations licites
traditionnelles des cultures là où elles sont attestées par l’histoire, ainsi que de la
protection de l’environnement ;
e)
Que les pays en développement qui ont une grande expérience des
programmes de développement alternatif, y compris à caractère préventif, selon le
cas, jouent un rôle important dans la promotion des pratiques optimales et des
enseignements tirés de ces programmes, et les invite à continuer de partager cette
expertise avec les États où se pratiquent des cultures illicites, notamment ceux qui
sortent d’un conflit, en vue de la mettre à profit selon les particularités de
chaque État ;
25. Encourage les États Membres, les organisations internationales, les entités
compétentes et autres parties prenantes à tenir dûment compte des Principes directeurs
des Nations Unies sur le développement alternatif 5 lorsqu’ils élaborent et mettent en
œuvre des programmes de développement alternatif, et se félicite de l’adoption par
la Commission des stupéfiants de sa résolution 57/1 du 21 mars 2014 7 ;
26. Prie la communauté internationale, en particulier les pays de destination,
de continuer d’apporter d’urgence, bilatéralement, multilatéralement ou dans le
cadre des organisations internationales et régionales compétentes, conformément
aux dispositions de l’article 10 de la Convention des Nations Unies contre le trafic
illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988 et en vertu du principe
de la responsabilité partagée et en pleine coopération avec les autorités nationales,
une assistance et un soutien techniques suffisants aux pays de transit les plus
touchés afin de leur permettre d’endiguer le flux de drogues illicites ;
27. Réaffirme que les États Membres doivent renforcer d’urgence la
coopération internationale et régionale afin de remédier aux graves problèmes que
pose la multiplication des liens entre le trafic de drogues, le blanchiment d’argent, la
corruption et d’autres formes de criminalité organisée, tels la traite de personnes, le
trafic de migrants, le trafic d’armes à feu, la cybercriminalité et, dans certains cas, le
terrorisme et le financement du terrorisme, et de parer aux difficultés considérables
auxquelles se heurtent les services de répression et les autorités judiciaires, qui
doivent s’adapter à l’évolution constante des moyens utilisés par les organisations
criminelles transnationales, notamment la corruption de fonctionnaires, pour
échapper à la détection et aux poursuites ;
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