Coopération internationale face au problème mondial de la drogue
A/RES/69/201
28. Fait part de la profonde préoccupation que lui inspire la montée de la
violence résultant des activités des organisations criminelles impliquées dans le
trafic de drogues, constate la multiplication, dans certaines régions du monde, des
liens entre le trafic de drogues, y compris en association avec des gangs, et la
fabrication illicite et le trafic d’armes à feu, et la nécessité d’empêcher que ce
problème ne gagne d’autres régions, et exhorte les États Membres à prendre les
mesures voulues, conformément à leurs obligations conventionnelles internationales
et aux autres normes internationales pertinentes, pour coopérer pleinement à l’action
visant à empêcher les organisations criminelles qui se livrent au trafic de drogues de
se procurer et d’utiliser des armes à feu et des munitions, ainsi qu’à la lutte contre la
fabrication illicite et le trafic d’armes à feu et de munitions ;
29. Demande aux États Membres, lorsqu’ils élaborent leurs politiques
globales de lutte contre le problème mondial de la drogue, de réfléchir à des
mesures, des programmes et des actions permettant de répondre aux besoins de ceux
qui sont touchés par la violence et la criminalité liées à la drogue ;
30. Réaffirme que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et
ses bureaux extérieurs jouent un rôle important dans le renforcement des capacités
locales de lutte contre la criminalité transnationale organisée et le trafic de drogues,
et invite l’Office à continuer de fournir un appui suffisant aux efforts déployés aux
niveaux national et régional face au problème mondial de la drogue ;
31. Prie l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime de
poursuivre sa collaboration avec les organisations intergouvernementales et
internationales intéressées et les organisations régionales qui s’emploient à remédier
au problème mondial de la drogue, selon qu’il convient, pour mettre en commun les
pratiques optimales et les normes scientifiques et exploiter au mieux les atouts
propres à chacune de ces organisations, et de continuer d’offrir une assistance
technique aux États Membres en vue de renforcer leur capacité de faire face au
problème mondial de la drogue, y compris quant aux analyses effectuées par les
laboratoires, en menant à bien des programmes de formation, dans le but d’élaborer
des indicateurs et des instruments de collecte et d’analyse de données exactes,
fiables et comparables sur tous les aspects pertinents de ce problème et, le cas
échéant, en apportant une aide aux États qui en font la demande afin d’affiner ceux
qui existent déjà ou d’en concevoir de nouveaux ;
32. Accueille avec satisfaction la poursuite de la collaboration, dans le cadre
de leurs mandats, entre l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et
l’Organisation mondiale de la Santé, qui encadre et oriente l’action menée, pour
renforcer encore la santé publique dans le cadre d’une approche globale et
équilibrée de la réduction de la demande de drogues fondée sur des preuves
scientifiques ;
33. Invite les États Membres à investir, selon qu’il convient et compte tenu
des besoins particuliers et des ressources disponibles, dans les activités de
renforcement des capacités et d’amélioration de la qualité de la collecte et de la
communication de l’information, à participer aux initiatives communes de
coopération organisées par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime
ou d’autres organes ou organisations d’envergure nationale, régionale ou
internationale, en vue d’échanger des connaissances spécialisées dans le domaine de
la collecte, de l’analyse et de l’évaluation des données, et des éléments d’expérience
pratique concernant les données sur les drogues, et à communiquer régulièrement à
l’Office des données et renseignements sur tous les aspects du problème mondial de
la drogue au moyen des questionnaires qui accompagnent leurs rapports annuels, et
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