A/RES/69/201
Coopération internationale face au problème mondial de la drogue
invite la Commission des stupéfiants, en tant que principal organe de décision du
système des Nations Unies pour les questions relatives aux drogues à renforcer la
capacité qu’a l’Office de recueillir, d’analyser, d’utiliser et de diffuser des données
exactes, fiables, objectives et comparables et de faire figurer ces informations dans
le Rapport mondial sur les drogues ;
34. Encourage l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime à
continuer d’aider les États qui en font la demande à mettre en place les dispositifs
opérationnels indispensables à la communication à l’intérieur et au-delà de leurs
frontières et de faciliter l’échange d’informations et l’analyse concernant les
tendances du trafic de drogues afin de faire mieux connaître le problème mondial de
la drogue aux niveaux national, régional et international, estime qu’il importe
d’intégrer les laboratoires dans les dispositifs de contrôle des drogues, de fournir à
ces derniers un appui scientifique et de traiter les données analytiques qualitatives
comme une source primaire d’informations au niveau mondial, et demande
instamment à l’Office de coordonner son action avec celle d’autres entités
internationales, dont l’Organisation internationale de police criminelle
(INTERPOL) ;
35. Prie tous les États Membres à fournir à l’Office des Nations Unies contre
la drogue et le crime tout l’appui financier et politique possible, en élargissant sa
base de donateurs et en augmentant leurs contributions volontaires, en particulier les
contributions non réservées, afin de lui permettre de poursuivre, d’étendre,
d’améliorer et de renforcer, dans le cadre de ses mandats, ses activités
opérationnelles et sa coopération technique, notamment pour aider les États
Membres à mettre pleinement en œuvre la Déclaration politique et le Plan d’action
sur la coopération internationale en vue d’une stratégie intégrée et équilibrée de
lutte contre le problème mondial de la drogue, ainsi que les résolutions pertinentes
adoptées par la Commission des stupéfiants ;
36. S’inquiète de la situation financière globale de l’Office des Nations
Unies contre la drogue et le crime et souligne qu’il importe de procurer à ce dernier
des ressources suffisantes, prévisibles et stables et de veiller à l’efficacité de leur
utilisation, et prie le Secrétaire général de continuer à lui rendre compte de la
situation financière de l’Office, dans le cadre des rapports qu’il est tenu de lui
présenter, et à faire en sorte que l’Office dispose de ressources suffisantes pour
s’acquitter effectivement de l’intégralité de ses mandats ;
37. Encourage les États Membres et l’Office des Nations Unies contre la
drogue et le crime à continuer d’examiner les questions susmentionnées dont est
saisi le groupe de travail intergouvernemental permanent à composition non limitée
chargé d’améliorer la gouvernance et la situation financière de l’Office dans le cadre
de son mandat, afin que l’Office puisse exécuter celui-ci avec efficacité et efficience
et pour le doter de ressources adéquates ;
38. Encourage la Commission des stupéfiants, en tant que principal organe
de décision du système des Nations Unies pour les questions relatives au contrôle
international des drogues et d’organe directeur du programme de lutte contre la
drogue de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, et l’Organe
international de contrôle des stupéfiants à renforcer leurs travaux utiles sur le
contrôle des précurseurs et autres produits chimiques qui entrent dans la fabrication
illicite des stupéfiants et d’autres substances psychotropes ;
39. Demande instamment aux États qui ne l’ont pas encore fait d’envisager
de ratifier la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 telle que modifiée par le
Protocole de 1972 11, la Convention sur les substances psychotropes de 1971 12 , la
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