Intensification de l’action menée pour prévenir et éliminer toutes les formes
de violence à l’égard des femmes et des filles : violence familiale
A/RES/71/170
accroître l’aide consacrée à soulager leurs souffrances et faire en sorte que, lorsque
des violences sont commises contre elles, tous les auteurs font l’objet d’une enquête
en bonne et due forme et, s’il y a lieu, sont poursuivis et punis pour qu’il soit mis
fin à l’impunité, tout en insistant sur la nécessité de respecter le droit international
humanitaire et le droit des droits de l’homme,
Consciente en outre que le viol et d’autres formes de violence sexuelle
perpétrés en temps de conflit armé peuvent constituer des crimes de guerre et des
infractions graves aux Conventions de Genève de 1949 13 et à leur Protocole
additionnel I 14, que les auteurs de tels actes de violence doivent être amenés à en
répondre et qu’il ne doit pas y avoir d’impunité en la matière,
Sachant que la traite d’êtres humains est une forme de criminalité
transnationale organisée qui expose les femmes et les filles à la violence, y compris
à la violence familiale, et que des efforts concertés s’imposent pour la combattre, et
soulignant à cet égard que la mise en œuvre effective, dans son intégralité, du
Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité
transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et p unir la traite des personnes,
en particulier des femmes et des enfants 15 et du Plan d’action mondial des Nations
Unies pour la lutte contre la traite des personnes 16 contribuera à l’élimination de
toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, y compris la
violence familiale,
Gravement préoccupée par le nombre sans précédent de réfugiés et de déplacés
qui sont victimes de violences dans le monde, notamment pendant le voyage de leur
pays d’origine au pays de destination, et consciente que parmi les réfugiés, les
déplacés et les migrants, les femmes et les filles sont particulièrement vulnérables et
pourraient être exposées à la discrimination et à l’exploitation, ainsi qu’aux
violences sexuelles, physiques, psychologiques et économiques, à la violence en
général y compris la violence familiale, à la traite des êtres humains et aux formes
contemporaines d’esclavage,
Gravement préoccupée également par le fait que la violence familiale,
notamment la violence dans le couple, demeure la forme de violence contre les
femmes qui est la plus répandue et la moins visible dans le monde et touche toutes
les catégories sociales, et soulignant qu’elle constitue une violation des droits et
libertés fondamentaux des femmes, y porte atteinte ou en entrave l’exercice, et
qu’elle est à ce titre inacceptable,
Consciente des répercussions graves, immédiates et à long terme, sur la santé
physique et psychologique, y compris la santé sexuelle et procréative, et des
conséquences que la violence familiale à l’égard des femmes et des filles peut avoir
pour les personnes et les familles d’une génération à l’autre,
Consciente également des effets négatifs de la violence familiale sur les
femmes dans l’exercice de leurs droits économiques et politiques, notamment
l’accès à l’emploi, le droit de vote et le droit d’assumer une charge publique, ce qui
nuit à leur autonomisation et à leur indépendance économique,
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 75, nos 970 à 973.
Ibid., vol. 1125, no 17512.
Ibid., vol. 2237, no 39574.
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Résolution 64/293.