Intensification de l’action menée pour prévenir et éliminer toutes les formes
de violence à l’égard des femmes et des filles : violence familiale
A/RES/71/170
population, l’Organisation internationale du Travail, l’Organisation internationale
pour les migrations et d’autres organes, institutions et programmes compétents des
Nations Unies, et notant que l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté le p lan
d’action mondial visant à renforcer le rôle du système de santé dans le cadre d’une
riposte multisectorielle nationale à la violence interpersonnelle, en particulier à
l’égard des femmes et des filles et à l’égard des enfants,
Consciente également que la violence familiale peut inclure, mais sans s’y
limiter, les éléments suivants et que ceux-ci peuvent être compris différemment
selon le contexte : les coups, les sévices sexuels infligés aux femmes et aux filles au
sein du foyer, l’inceste, les violences liées à la dot, le viol conjugal, les violences
dans le couple, le fémicide, l’infanticide des filles, les crimes commis contre les
femmes et les filles au nom de « l’honneur », les crimes passionnels, la stérilisation
forcée, l’avortement forcé, la contraception imposée par la contrainte ou la force, les
grossesses forcées, l’esclavage sexuel et les pratiques préjudiciables aux femmes et
aux filles telles que les mariages d’enfants, les mariages précoces, les mariages
forcés et les mutilations génitales,
Consciente en outre que la violence faite aux femmes et aux filles, y compris
la violence familiale, trouve son origine dans l’inégalité historique et structurelle
des rapports de force entre hommes et femmes, porte gravement atteinte à tous leurs
droits élémentaires et libertés fondamentales, dont l’exercice est entravé, voire
rendu impossible, et nuit grandement à leur aptitude à participer pleinement,
activement et à conditions égales à la vie de la société, à l’économie et à la prise de
décisions politiques,
Considérant que les femmes sont davantage exposées à la violence lorsqu’elles
sont pauvres, dénuées des moyens d’accéder à l’autonomie et marginalisées, car
exclues du bénéfice des politiques économiques et sociales et privées des avantages
de l’éducation et du développement durable, et que les violences faites aux femmes
et aux filles, y compris la violence familiale, entravent le développement
économique et social des populations et des États, ainsi que la réalisation du
Programme de développement durable à l’horizon 2030 et d’autres objectifs de
développement arrêtés au niveau international,
Sachant qu’il est nécessaire de traiter le problème de la violence à l’égard des
femmes et des filles de manière globale, en tenant compte notamment des l iens qui
existent entre cette question et d’autres comme le VIH/sida, l’élimination de la
pauvreté, la sécurité alimentaire, la paix et la sécurité, l’aide humanitaire,
l’éducation, l’accès à la justice, la santé et la prévention de la criminalité,
Consciente des risques particuliers de violence auxquels sont exposées les
femmes et les filles qui subissent des formes multiples et conjuguées de
discrimination, telles que les femmes âgées, les autochtones, les migrantes et les
femmes handicapées, et soulignant qu’il faut d’urgence mettre fin à la violence et à
la discrimination à leur égard,
Consciente également que la persistance de conflits armés dans différentes
régions du monde constitue un obstacle majeur à l’élimination de toutes les formes
de violence que subissent les femmes et gardant à l’esprit que les conflits armés et
autres types de violence armée, dont le terrorisme et la prise d’otage, restent des
réalités dans de nombreuses régions du monde, tout comme les agressions,
l’occupation étrangère et les conflits ethniques et autres types de conflit, qui
touchent les femmes et les hommes presque partout, que les États et la communauté
internationale doivent concentrer particulièrement et prioritairement leur attention
sur le sort tragique des femmes et des filles qui vivent dans de telles situations,
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