A/HRC/RES/46/24
Réaffirmant l’importance du processus de paix, qui a commencé à Madrid sur la base
des résolutions du Conseil de sécurité 242 (1967) du 22 novembre 1967 et 338 (1973)
d’octobre 1973, et le principe de la terre contre la paix, et exprimant sa préoccupation face à
l’arrêt du processus de paix au Moyen-Orient et son espoir que les pourparlers de paix
reprendront sur la base de la mise en œuvre intégrale des résolutions 242 (1967) et 338 (1973)
pour l’établissement d’une paix juste et globale dans la région,
Réaffirmant également les résolutions pertinentes antérieures de la Commission des
droits de l’homme et ses propres résolutions, les plus récentes étant ses résolutions 37/33 du
23 mars 2018, 40/21 du 22 mars 2019 et 43/30 du 22 juin 2020,
1.
Demande à Israël, Puissance occupante, de se conformer aux résolutions
pertinentes de l’Assemblée générale, du Conseil de sécurité et à ses propres résolutions, en
particulier la résolution 497 (1981) du Conseil de sécurité dans laquelle celui-ci a décidé,
entre autres choses, que la décision d’Israël d’imposer ses lois, sa juridiction et son
administration au Golan syrien occupé était nulle et non avenue et sans effet juridique
international, et a exigé qu’Israël revienne sans délai sur cette décision ;
2.
Déplore la poursuite des politiques et pratiques de peuplement dans le Golan
syrien occupé, y compris les récents plans d’établissement et d’expansion de colonies de
peuplement illégales, et exige qu’Israël, Puissance occupante, mette immédiatement fin à
tous les plans et activités de peuplement dans le Golan syrien occupé ;
3.
Demande à Israël, Puissance occupante, de cesser de modifier le caractère
physique, la composition démographique, la structure institutionnelle et le statut juridique du
Golan syrien occupé, et souligne que les personnes déplacées de la population du Golan
syrien occupé doivent pouvoir rentrer chez elles et recouvrer leurs biens ;
4.
Demande également à Israël de renoncer à imposer la citoyenneté israélienne
et des cartes d’identité israéliennes aux citoyens syriens du Golan syrien occupé, et de
renoncer aux mesures répressives qu’il prend à leur égard, de même qu’à toutes les autres
pratiques qui les empêchent de jouir de leurs droits fondamentaux et de leurs droits civils,
politiques, économiques, sociaux et culturels, dont certaines sont signalées dans le rapport
du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de
l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés2 ;
5.
Demande en outre à Israël d’autoriser les habitants syriens du Golan syrien
occupé à rendre visite à leur famille et à leurs proches dans leur patrie syrienne en empruntant
le point de passage de Quneitra et sous la supervision du Comité international de la CroixRouge, et de revenir sur sa décision d’interdire ces visites, car elle est en violation flagrante
de la quatrième Convention de Genève et du Pacte international relatif aux droits civils et
politiques ;
6.
Exige qu’Israël mette fin à ses mesures répressives contre les citoyens syriens
dans le Golan syrien occupé et libère immédiatement les détenus syriens qui sont dans les
prisons israéliennes ;
7.
Considère que toutes les mesures et dispositions législatives ou administratives
qui ont été ou seront prises par Israël, Puissance occupante, y compris la décision de la
Knesset du 22 novembre 2010 d’organiser un referendum avant tout retrait du Golan syrien
occupé et de Jérusalem-Est, aux fins de modifier le caractère et le statut juridique du Golan
syrien occupé sont nulles et non avenues, constituent une violation flagrante du droit
international et de la quatrième Convention de Genève et n’ont aucun effet juridique ;
8.
Demande une nouvelle fois aux États Membres de l’Organisation des
Nations Unies de ne reconnaître aucune des mesures législatives ou administratives
susmentionnées ;
9.
Déplore les pratiques des autorités d’occupation israéliennes qui portent
atteinte aux droits de l’homme des citoyens syriens dans le Golan syrien occupé, notamment
la confiscation de propriétés privées de Syriens par l’imposition de « titres de propriété
israéliens », exprime sa profonde préoccupation face à la poursuite de l’exploitation illégale
2
2
Ibid.
GE.21-04304