A/RES/50/194
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suivre tout progrès réalisé sur la voie de la passation des pouvoirs à un
gouvernement civil et de l’élaboration d’une nouvelle constitution, de la
levée des restrictions pesant sur les libertés personnelles et de la
restauration des droits de l’homme au Myanmar,
Prenant note de la résolution 1995/72 de la Commission des droits de
l’homme, en date du 8 mars 1995 4/, dans laquelle la Commission a décidé de
proroger d’un an le mandat du Rapporteur spécial chargé d’examiner la
situation des droits de l’homme au Myanmar,
Gravement préoccupée par le fait que le Gouvernement du Myanmar n’a pas
encore donné suite aux assurances qu’il avait données de prendre toutes les
mesures nécessaires en vue d’instaurer la démocratie sur la base des résultats
des élections de 1990,
Notant les faits nouveaux intervenus récemment concernant la composition
de la Convention nationale,
Notant avec satisfaction que, sur ses instances, la lauréate du prix
Nobel pour la paix, Aung San Suu Kyi, a été libérée sans conditions le
10 juillet 1995, de même que plusieurs autres prisonniers politiques,
Gravement préoccupée, toutefois, par les violations persistantes des
droits de l’homme au Myanmar qu’a signalées le Rapporteur spécial, en
particulier l’assassinat de civils, les arrestations et détentions
arbitraires, l’existence de restrictions à la liberté d’expression et
d’association, la pratique de la torture, le travail forcé, notamment pour
fournir des porteurs ou exécuter des projets de développement, les atteintes
aux droits de l’homme commises dans les zones frontalières dans le cadre
d’opérations militaires, les déplacements forcés et les mauvais traitements
infligés aux femmes et l’application de mesures oppressives visant
particulièrement les minorités ethniques ou religieuses,
Se félicitant du maintien de la coopération entre le Gouvernement du
Myanmar et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en ce qui
concerne le rapatriement librement consenti au Myanmar de réfugiés se trouvant
au Bangladesh,
Notant, néanmoins, que la situation des droits de l’homme au Myanmar a
provoqué des afflux de réfugiés dans des pays voisins, mettant ces derniers en
difficulté,
1.
Remercie le Rapporteur spécial de la Commission des droits de
l’homme chargé d’examiner la situation des droits de l’homme au Myanmar de son
rapport intérimaire 5/;
2.
Remercie également le Secrétaire général de son rapport 6/;
4/
Ibid., 1995, Supplément no 3 et rectificatifs (E/1995/23 et Corr.1
et 2), chap. II, sect. A.
5/
Voir A/50/568.
6/
A/50/782.
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