A/RES/70/46 Lutter contre la menace que représentent les engins explosifs improvisés Soulignant la nécessité impérieuse d’empêcher les groupes armés illégaux, les terroristes et autres utilisateurs non autorisés d’obtenir, manipuler, financer, stocker, utiliser ou chercher à se procurer tous types d’explosifs, militaires ou civils, et tous autres matériaux ou composants militaires ou civils pouvant servir à fabriquer des engins explosifs improvisés (y compris les détonateurs, les cordeaux détonants et les composants chimiques), et d’identifier les réseaux qui les aident dans ces activités, tout en évitant de restreindre indûment l’usage légitime de ces matériaux, Soulignant également qu’il importe de protéger les stocks de munitions classiques afin de réduire le risque qu’ils soient détournés pour être utilisés à des fins illicites dans des engins explosifs improvisés, Soulignant en outre qu’il importe que tous les États Membres participent, par groupes, à une action globale et concertée de lutte contre la menace que font planer, à l’échelle mondiale, les engins explosifs improvisés aux mains de groupes armés illégaux, de terroristes ou d’autres utilisateurs non autorisés, en tenant compte des capacités nationales, Prenant note des débats tenus sur la question des engins explosifs improvisés par le groupe informel d’experts établi en vertu du Protocole modifié sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi des mines, pièges et autres dispositifs, tel que modifié le 3 mai 1996 (Protocole II modifié) 4 , et de l’annexe technique du Protocole relatif aux restes explosifs de guerre (Protocole V)5 de la Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination6, Prenant également note des mesures multilatérales prises pour lutter contre les engins explosifs improvisés dans le cadre du Programme « Global Shield », sous la direction de l’Organisation mondiale des douanes et avec l’aide de l’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL) et de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, et pour empêcher la contrebande et le détournement illicite de précurseurs chimiques pouvant servir à fabriquer des engins explosifs improvisés, de l’existence du réseau constitué par les États pour lutter, à l’échelle régionale et multilatérale, contre les engins explosifs improvisés, des recherches menées sur ces engins par l’Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement et des travaux entrepris par le Service de la lutte antimines de l’ONU pour limiter le danger que ces engins représentent pour les civils, le personnel de l’Organisation des Nations Unies, les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires, en particulier sur le terrain, Réaffirmant le droit naturel de légitime défense individuelle ou collective dont jouissent les États en vertu de l’Article 51 de la Charte des Nations Unies, 1. Engage vigoureusement les États à élaborer et appliquer, s’il y a lieu, toutes les mesures nationales qui s’imposent pour inciter à la vigilance leurs nationaux, les personnes relevant de leur juridiction et les sociétés enregistrées sur leur territoire ou relevant de leur juridiction qui participent à la production, à la vente, à la fourniture, à l’achat, au transfert et au stockage de composants précurseurs et de matériaux pouvant servir à fabriquer des engins explosifs improvisés ; _______________ 4 Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2048, no 22495. Ibid., vol. 2399, no 22495. 6 Ibid., vol. 1342, no 22495. 5 2/5

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