A/RES/74/118
Renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence
fournie par les organismes des Nations Unies
22. Demande aux États Membres, à l’Organisation des Nations Unies et aux
autres organisations compétentes, selon qu’il convient, de lutter contre les maladies
non transmissibles et leurs facteurs de risque et de traiter les personnes vivant avec
ces maladies dans les situations d’urgence humanitaire ;
23. Souhaite que les acteurs du développement et les acteurs humanitaires
resserrent leurs liens de coopération, en coordination avec les États Membres, pour
que tous les intervenants travaillent ensemble, conformément à leur mandat, à
l’accomplissement de réalisations collectives, afin de réduire les besoins, les
vulnérabilités et les risques pour de nombreuses années, sur la base d’une
compréhension partagée du contexte et en fonction des atouts opérationnels de chaque
intervenant, à l’appui des priorités nationales, tout en reconnaissant pleinement les
principes humanitaires pour l’action humanitaire ;
24. Encourage les acteurs de l’aide humanitaire et du développement à fixer,
le cas échéant, des objectifs communs de gestion des risques et de résilience, qu ’ils
pourront réaliser moyennant des activités conjointes d ’analyse et la mise en place de
cycles pluriannuels de programmation et de planification ;
25. Encourage les organismes des Nations Unies et les organisations d ’aide
humanitaire et de développement à continuer de s’efforcer d’intégrer
systématiquement des activités relatives à la préparation et aux interve ntions et au
relèvement rapides dans leurs programmes, considère que ces activités devraient
bénéficier de fonds supplémentaires, et engage à cet égard tous ces acteurs à fournir,
en temps voulu, des ressources suffisantes, prévisibles et utilisables avec souplesse,
en recourant notamment aux budgets d’aide humanitaire et de développement, en tant
que de besoin ;
26. Prie instamment les États Membres, l’Organisation des Nations Unies et
les autres organisations compétentes de prendre des mesures supplément aires pour
répondre d’urgence et de manière coordonnée aux besoins alimentaires et
nutritionnels des populations touchées, tout en veillant à ce que ces mesures viennent
étayer les stratégies et programmes nationaux visant à améliorer la sécurité
alimentaire et la nutrition ;
27. Demande aux États Membres, à l’Organisation des Nations Unies, aux
organisations d’aide humanitaire et de développement et aux autres acteurs
compétents de combattre, de prévenir et d’anticiper efficacement et sans plus attendre
la montée de l’insécurité alimentaire mondiale qui touche des millions de personnes,
en particulier les personnes en proie à la famine ou à un risque immédiat de famine,
notamment en renforçant la coopération humanitaire et la coopération en faveur du
développement, et en débloquant des fonds d’urgence pour pourvoir aux besoins des
populations touchées, et demande aux États Membres et aux parties aux conflits armés
de respecter le droit international humanitaire et de garantir un accès sûr et sans
entrave à l’aide humanitaire ;
28. Condamne fermement l’utilisation de la famine comme méthode de guerre,
prohibée par le droit international humanitaire ;
29. S’inquiète des problèmes de sécurité d’accès qui se posent notamment à
propos du combustible, du bois de feu et d’autres sources d’énergie, de l’eau et de
l’assainissement, du logement, de la nourriture et des soins de santé, y compris les
services de santé mentale et de soutien psychosocial, et de l’usage qui en est fait, dans
les situations d’urgence humanitaire, et prend note avec satisfaction des initiatives
nationales et internationales, notamment de celles axées sur la recherche et l ’adoption
systématiques de méthodes novatrices et la mise en commun des pratiques optimales,
qui contribuent à l’efficacité de la coopération à cet égard ;
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