Renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence
fournie par les organismes des Nations Unies
A/RES/74/118
11. Demande à la Présidente du Groupe des Nations Unies pour le
développement durable et au Coordonnateur des secours d ’urgence de continuer
d’approfondir leurs consultations avant de formuler des recommandations définitives
au sujet de la procédure de sélection des coordonnateurs résidents affectés dans des
pays où d’importantes opérations humanitaires risquent d’être nécessaires ;
12. Prie les organismes des Nations Unies de continuer à rechercher des
solutions propres à renforcer leur capacité de recruter et de déployer, rapidement et
avec la flexibilité voulue, du personnel humanitaire de haut niveau, compétent et
expérimenté, la considération primordiale étant la nécessité de s ’attacher les services
de personnes possédant les plus hautes qualités de travail, de compétence et
d’intégrité, compte étant dûment tenu des principes de l’égalité des sexes et du
recrutement sur une base géographique aussi large que possible, et encourage à cet
égard le Groupe des Nations Unies pour le développement durable à continuer de
renforcer le système des coordonnateurs résidents, sur lequel s ’appuie le système des
coordonnateurs de l’action humanitaire, en garantissant notamment la mise en œuvre
intégrale du système de gestion et de responsabilisation du Groupe et du système des
coordonnateurs résidents ;
13. Sait que la diversité du personnel humanitaire est un atout pour l ’action
humanitaire et permet de comprendre la situation des pays en développement , et prie
le Secrétaire général de se pencher plus avant sur le manque de diversité dans la
répartition géographique et sur la question de la représentation équilibrée des hommes
et des femmes parmi le personnel humanitaire du Secrétariat et des organismes d ’aide
humanitaire des Nations Unies, en particulier dans la catégorie des administrateurs et
des fonctionnaires de rang supérieur, et de lui rendre compte des mesures concrètes
prises à cet égard dans son rapport annuel ;
14. Considère que la responsabilité est un élément à part entière de l’efficacité
de l’aide humanitaire, et souligne qu’il faut responsabiliser davantage les intervenants
humanitaires à tous les stades ;
15. Exhorte les États Membres à continuer en priorité de prévenir les actes de
violence sexuelle et de violence fondée sur le genre dans les crises humanitaires, à
intervenir et à enquêter le cas échéant et à traduire en justice les auteurs de tels actes,
demande aux États Membres et aux organisations concernées d ’améliorer la
coordination de leurs activités, de renforcer leurs capacités, de veiller à ce que la
prévention de la violence sexuelle et de la violence fondée sur le genre et la réduction
des risques en la matière soient intégrées aux secours humanitaires et à ce que des
données ventilées par âge et par sexe y soient utilisées davantage, de renforcer les
services de soutien aux victimes, aux survivants de ces violences et aux autres
personnes touchées dès les premiers stades de l’intervention, en tenant compte des
besoins particuliers et spéciaux des victimes qui découlent des conséquences des
violences qu’elles ont subies, et prend note de l’initiative Appel à l’action ;
16. Souligne qu’il est d’une importance cruciale de protéger toutes les
personnes touchées par les crises humanitaires, en particulier les femmes et les
enfants, de toute forme d’exploitation et d’atteintes sexuelles, notamment de celles
commises par le personnel humanitaire, constate avec satisfaction que le Secrétaire
général est déterminé à mettre en œuvre en tous points la politique de tolérance zéro
de l’Organisation des Nations Unies à l’égard de l’exploitation et des atteintes
sexuelles, souligne que les victimes et les rescapés doivent être au cœur des efforts
déployés, prend note de l’adoption par le Comité permanent interorganisations des
six principes fondamentaux concernant l’exploitation et les atteintes sexuelles 11, et
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A/57/465, annexe I, par. 10 a).
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