A/HRC/RES/35/18
positives temporaires, s’il y a lieu, notamment des conditions d’hébergement adaptées aux
besoins des femmes et l’accès, dans des conditions d’égalité, aux prestations, en prenant en
compte, en réduisant et en redistribuant la part disproportionnée des soins et des tâches
domestiques non rémunérés effectués par les femmes et en prenant des mesures pour
favoriser l’intégration dans l’économie formelle des travailleurs informels, notamment de
ceux qui effectuent des soins et des tâches domestiques rémunérés informels, et de les faire
bénéficier des droits à la non-discrimination, au congé parental rémunéré et à la prestation
de soins aux enfants ;
7.
Encourage les États à donner la priorité, aux niveaux international et
national, à l’allocation de fonds à l’appui du plein exercice, dans des conditions d’égalité,
de tous les droits des femmes, notamment en intégrant l’égalité des sexes dans le processus
de conception, de planification, d’approbation, d’exécution, d’analyse et d’attribution des
budgets, afin de veiller à ce que leurs engagements juridiques et directifs produisent des
résultats, et à mettre en œuvre des mesures actives et soutenues pour promouvoir de bonnes
pratiques en matière d’élimination de la discrimination et de promotion de l’autonomisation
des femmes et des filles, y compris de mesures qui visent à modifier les mentalités et les
comportements afin d’entretenir des conditions propices au développement de bonnes
pratiques axées sur l’égalité des sexes en droit et dans la pratique ;
8.
Exhorte les États à :
a)
Garantir l’accès, dans des conditions d’égalité, des filles et des garçons à une
éducation de qualité à tous les niveaux et l’élimination des lois et pratiques
discriminatoires, de la violence et des stéréotypes sexistes liés à l’école qui empêchent les
filles d’être scolarisées, d’obtenir d’un diplôme et de poursuivre leurs études, et à mettre en
place des mécanismes d’incitation à cette fin ;
b)
Concevoir et appliquer des programmes visant expressément à prévenir et
éliminer les disparités entre les sexes en matière de scolarisation ainsi que les préjugés et
les stéréotypes qui existent dans le système éducatif, les programmes d’enseignement et les
supports pédagogiques et qui découlent soit de pratiques discriminatoires, soit d’attitudes
sociales ou culturelles, soit de conditions juridiques ou économiques ;
c)
Envisager d’adopter de bonnes pratiques pour soutenir l’égalité de fait au
sein des familles par des initiatives de sensibilisation à long terme, en particulier en matière
d’éducation et d’information publique, notamment dans les médias et en ligne, par
l’introduction de cours sur les droits des femmes dans le programme de formation des
professeurs, y compris par une éducation sexuelle globale qui soit factuelle et par la
prévention de toute violence sexuelle et sexiste.
9.
Exhorte également les États à mettre en œuvre des politiques visant à
associer, éduquer, encourager et soutenir les hommes et les garçons afin de leur permettre :
a)
De participer activement, en devenant des partenaires stratégiques et des
alliés des femmes et des filles, à la prévention et à l’élimination de toutes les formes de
discrimination et de violence à leur égard ;
b)
D’être des acteurs et des modèles positifs de la lutte contre la discrimination
et les inégalités entre les sexes et de promouvoir des relations respectueuses et un partage
égal du travail et des responsabilités familiales ;
c)
De s’abstenir de toute discrimination et violence à l’égard des femmes et des
filles, quelle que soit leur forme, et de les condamner ;
d)
De mieux comprendre les effets préjudiciables de toute discrimination et
violence sur la victime/le survivant ;
e)
De prendre leurs responsabilités et de répondre de leur comportement,
notamment de leur comportement sexuel et procréatif, et de comportements qui perpétuent
et banalisent les attitudes patriarcales et les stéréotypes sexistes sous-tendant la
discrimination et la violence contre les femmes et les filles ;
GE.17-11415
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