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F.
Coopération internationale entre les organisations de travailleurs
28. De nombreux exemples encourageants de coopération internationale entre les
organisations de travailleurs existent au-delà des frontières nationales. Par exemple,
le programme « Travail décent pour tous » de la Confédération norvégienne des
syndicats, qui vise à renforcer et à former les organisations locales de travailleurs,
fonctionne dans 16 pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Moyen-Orient 105.
La Fédération japonaise des syndicats du textile, de la chimie, de l ’alimentation, du
commerce, des services et industries diverses apporte un soutien au renforcement des
capacités des syndicats au Myanmar et en Indonésie 106 . Aussi, la Coalition of
Immokalee Workers aux États-Unis a créé le programme « Fair Food », un partenariat
et réseau de responsabilité sociale axé sur les travailleuses et travailleurs visant à
renforcer la diligence raisonnable en matière de droits humains dans les chaînes
d’approvisionnement 107. Le programme « Fair Food » est mis en œuvre aux ÉtatsUnis ainsi qu’au Chili et en Afrique du Sud, dans divers secteurs, dont l’aquaculture
et l’horticulture 108.
29. Nombre de ces organisations travaillent également avec d’autres parties
prenantes. Dans les pays du Moyen-Orient, le mouvement Shramik Sanjal représente
les voix des travailleuses et travailleurs migrants du Népal et collabore avec les
ambassades népalaises, les défenseurs et défenseuses des droits des migrants et les
organisations de la société civile des pays membres du Conseil de coopération du
Golfe afin de soutenir les travailleuses et travailleurs vulnérables. Bien que les
autorités locales, les entreprises et les employeuses et employeurs n’accueillent pas
toujours favorablement les initiatives des organisations de travailleurs, ces
partenariats ont néanmoins contribué à traiter les questions relatives aux droits
humains et à créer un environnement plus favorable aux travailleuses et travailleurs
migrants dans la région 109 . La Confédération des syndicats de travailleurs de
l’Indonésie collabore également avec les États, les organisations de la société civile
et les organisations internationales dans le monde entier afin d ’encourager
l’application des lois sur la protection du travail pour les travailleuses et travailleurs
migrants indonésiens à l’étranger 110.
IV. Problèmes rencontrés par les organisations de travailleurs
dans la prévention et la lutte contre les formes
contemporaines d’esclavage
30. Il est clairement établi que les organisations de travailleurs jouent un rôle clé
dans l’autonomisation des travailleuses et travailleurs et dans la prévention directe ou
indirecte des formes contemporaines d’esclavage. Cependant, elles sont
simultanément confrontées à une multitude de difficultés qui sapent leur travail à cet
égard. Les paragraphes qui suivent donnent un aperçu des principaux obstacles
rencontrés, ainsi que des exemples spécifiques.
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https://www.lo.no/hva-vi-mener/decent-work-for-all/.
Communication reçue de la Fédération japonaise des syndicats du textile, de la chimie, de
l’alimentation, du commerce, des services et industries diverses.
https://wsr-network.org/what-is-wsr/.
Communications reçues de la Coalition of Immokalee Workers, du Fair Food Standards Council et
du Worker-Driven Social Responsibility Network.
Communication reçue de Migrant-Rights.org.
Communication reçue de la Confédération syndicale internationale.
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