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internationaux concernés est essentielle pour créer un environnement propice à
l’exercice des droits syndicaux et des autres droits du travail. Les voix des
travailleuses et travailleurs et des organisations de travailleurs, ainsi que celles des
victimes des formes contemporaines d’esclavage, doivent être clairement entendues
et reflétées dans le processus de manière suffisante pour que cela fonctionne. Le
Rapporteur spécial exhorte toutes les parties prenantes à travailler ensemble de
manière collaborative.
V. Conclusions
44. Les organisations de travailleurs jouent un rôle crucial dans la prévention
des formes contemporaines d’esclavage au moyen de divers mécanismes et
activités. Elles mènent des activités de mobilisation, de sensibilisation et de
renforcement des capacités afin de promouvoir les droits des travailleuses et
travailleurs et, dans le cadre de la négociation collective, elles négocient avec les
employeuses et employeurs pour améliorer les conditions de travail, les salaires
et les avantages sociaux. Elles surveillent également les conditions sur les lieux
de travail et signalent toutes atteintes aux droits humains qui auraient été
commises. Elles soutiennent les victimes et leur offrent une protection. Elles
influencent les politiques et les lois et établissent des partenariats avec les
gouvernements, les organisations de la société civile, les entreprises et les
employeuses et employeurs et les organisations internationales pour promouvoir
les droits des travailleuses et travailleurs et faciliter l’accès à la justice et aux
voies de recours par l’intermédiaire des tribunaux nationaux et des organismes
internationaux, y compris le système de contrôle de l’OIT et le système des
Nations Unies.
45. Toutefois, les organisations de travailleurs et leurs membres rencontrent un
certain nombre de difficultés dans l’accomplissement de leur mandat, allant du
harcèlement et de la discrimination antisyndicale aux menaces et au recours à la
violence. Il apparaît également clairement que certaines catégories de
travailleuses et de travailleurs se heurtent à des obstacles importants dans
l’exercice de leurs droits syndicaux, en raison de formes croisées de
discrimination et de marginalisation. Les personnes les plus touchées sont les
femmes en général, les travailleuses et travailleurs saisonniers et autres
travailleuses et travailleurs migrants, les travailleuses et travailleurs
autochtones, les travailleuses et travailleurs appartenant à des groupes
minoritaires, les travailleuses et travailleurs du secteur non structuré de
l’économie et ceux qui exercent des formes d’emploi atypiques et des marchés du
travail numériques, les travailleuses et travailleurs domestiques, les travailleuses
et travailleurs du sexe et les travailleuses et travailleurs des zones rurales ou
éloignées. Il convient donc d’encourager tout particulièrement l’action collective
de ces travailleuses et travailleurs et permettre ainsi aux organisations de
travailleurs de bénéficier d’une plus grande diversité parmi leurs membres et
leurs dirigeants. Les formes contemporaines d’esclavage ne peuvent être évitées
que si tous les travailleurs et travailleuses ont le droit de s’exprimer
collectivement, sans discrimination, et que leurs droits de créer des organisations
de travailleurs et d’y adhérer et de participer à des négociations collectives en
vertu des normes de l’OIT sont pleinement réalisés en droit et dans la pratique.
Il est essentiel que les États, les entreprises et les employeuses et employeurs, les
organisations de la société civile et la communauté internationale reconnaissent
le rôle des organisations de travailleurs et établissent et maintiennent des
relations de travail constructives avec elles.
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