A/79/159 internationaux concernés est essentielle pour créer un environnement propice à l’exercice des droits syndicaux et des autres droits du travail. Les voix des travailleuses et travailleurs et des organisations de travailleurs, ainsi que celles des victimes des formes contemporaines d’esclavage, doivent être clairement entendues et reflétées dans le processus de manière suffisante pour que cela fonctionne. Le Rapporteur spécial exhorte toutes les parties prenantes à travailler ensemble de manière collaborative. V. Conclusions 44. Les organisations de travailleurs jouent un rôle crucial dans la prévention des formes contemporaines d’esclavage au moyen de divers mécanismes et activités. Elles mènent des activités de mobilisation, de sensibilisation et de renforcement des capacités afin de promouvoir les droits des travailleuses et travailleurs et, dans le cadre de la négociation collective, elles négocient avec les employeuses et employeurs pour améliorer les conditions de travail, les salaires et les avantages sociaux. Elles surveillent également les conditions sur les lieux de travail et signalent toutes atteintes aux droits humains qui auraient été commises. Elles soutiennent les victimes et leur offrent une protection. Elles influencent les politiques et les lois et établissent des partenariats avec les gouvernements, les organisations de la société civile, les entreprises et les employeuses et employeurs et les organisations internationales pour promouvoir les droits des travailleuses et travailleurs et faciliter l’accès à la justice et aux voies de recours par l’intermédiaire des tribunaux nationaux et des organismes internationaux, y compris le système de contrôle de l’OIT et le système des Nations Unies. 45. Toutefois, les organisations de travailleurs et leurs membres rencontrent un certain nombre de difficultés dans l’accomplissement de leur mandat, allant du harcèlement et de la discrimination antisyndicale aux menaces et au recours à la violence. Il apparaît également clairement que certaines catégories de travailleuses et de travailleurs se heurtent à des obstacles importants dans l’exercice de leurs droits syndicaux, en raison de formes croisées de discrimination et de marginalisation. Les personnes les plus touchées sont les femmes en général, les travailleuses et travailleurs saisonniers et autres travailleuses et travailleurs migrants, les travailleuses et travailleurs autochtones, les travailleuses et travailleurs appartenant à des groupes minoritaires, les travailleuses et travailleurs du secteur non structuré de l’économie et ceux qui exercent des formes d’emploi atypiques et des marchés du travail numériques, les travailleuses et travailleurs domestiques, les travailleuses et travailleurs du sexe et les travailleuses et travailleurs des zones rurales ou éloignées. Il convient donc d’encourager tout particulièrement l’action collective de ces travailleuses et travailleurs et permettre ainsi aux organisations de travailleurs de bénéficier d’une plus grande diversité parmi leurs membres et leurs dirigeants. Les formes contemporaines d’esclavage ne peuvent être évitées que si tous les travailleurs et travailleuses ont le droit de s’exprimer collectivement, sans discrimination, et que leurs droits de créer des organisations de travailleurs et d’y adhérer et de participer à des négociations collectives en vertu des normes de l’OIT sont pleinement réalisés en droit et dans la pratique. Il est essentiel que les États, les entreprises et les employeuses et employeurs, les organisations de la société civile et la communauté internationale reconnaissent le rôle des organisations de travailleurs et établissent et maintiennent des relations de travail constructives avec elles. 22/25 24-13043

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