Les filles
A/RES/70/138
Insistant sur la nécessité pour la communauté internationale, les entités
compétentes des Nations Unies, les institutions spécialisées, la société civile et les
institutions financières internationales de continuer d’appuyer activement, grâce à
des ressources financières et à une assistance technique accrues, des programmes
complets axés sur les besoins et priorités des foyers dirigés par un enfant et sur les
besoins des filles en matière d’accès à l’eau et aux services d’assainissement et
d’hygiène,
Soulignant qu’un accès plus large et équitable des jeunes, en particulier des
adolescentes, à une éducation de qualité, notamment en matière de santé sexuelle et
procréative, ainsi qu’aux soins de santé et aux services d’hygiène et d’assainissement,
les rend considérablement moins vulnérables aux maladies et aux infections
évitables, à commencer par l’infection à VIH et d’autres infections sexuellement
transmissibles,
1.
Souligne qu’il est urgent que soient pleinement réalisés les droits des
filles tels qu’ils sont inscrits dans les instruments relatifs aux droits de l’homme, et
exhorte les États à envisager, à titre prioritaire, de signer et de ratifier la Convention
relative aux droits de l’enfant 1, la Convention sur l’élimination de toutes les formes
de discrimination à l’égard des femmes 2 et la Convention relative aux droits des
personnes handicapées 3, ainsi que les Protocoles facultatifs s’y rapportant 4, ou d’y
adhérer ;
2.
Exhorte tous les États qui ne l’ont pas encore fait à envisager de ratifier
la Convention de 1973 sur l’âge minimum (n o 138) 18 et la Convention de 1999 sur
les pires formes de travail des enfants (n o 182) 19 de l’Organisation internationale du
Travail, ou d’y adhérer ;
3.
Exhorte les États à améliorer la situation des filles qui vivent dans la
pauvreté, en particulier l’extrême pauvreté, qui sont privées d’accès à des
programmes d’alimentation et de nutrition, d’approvisionnement en eau et
d’assainissement adéquats et ont peu ou pas accès aux services élémentaires de
santé physique ou mentale, au logement, à l’éducation, à la participation et à la
protection, en tenant compte du fait que, si la pénurie aiguë de biens et de services
est préjudiciable à chaque être humain, ce sont les filles qui sont les plus touchées et
menacées, surtout si elles vivent dans un foyer dirigé par un enfant et n’ont donc pas
la possibilité de jouir de leurs droits, de réaliser pleinement leur potentiel et de
participer en tant que membres à part entière à la vie de la société ;
4.
Demande aux États de reconnaître le droit à l’éducation fondé sur
l’égalité des chances et la non-discrimination en rendant l’enseignement primaire
obligatoire et gratuit pour tous les enfants, y compris en milieu rural, en s’assurant
que tous ont un accès équitable à un enseignement de qualité et que l’enseignement
secondaire et supérieur est accessible à tous, grâce en particulier à l’instauration
progressive de la gratuité de l’enseignement secondaire, sans perdre de vue que les
mesures spéciales destinées à garantir l’égalité d’accès, y compris la discrimination
positive, l’accès sans entrave à l’éducation, notamment en offrant aux familles
davantage d’incitations financières, l’amélioration de la sécurité des filles sur le
chemin de l’école, les mesures visant à faire en sorte que toutes les écoles soient
accessibles en toute sûreté et sécurité et exemptes de violence, et la mise à
disposition d’installations sanitaires conformes aux règles d’hygiène, séparées et
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1015, no 14862.
Ibid., vol. 2133, no 37245.
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