Les filles
A/RES/70/138
appropriées, et de mobiliser toutes les ressources et tout l’appui nécessaires pour
atteindre ces objectifs ;
9.
Exhorte en outre les États à s’assurer que toutes les règles pertinentes de
l’Organisation internationale du Travail relatives à l’emploi des filles et des garçons
sont respectées et effectivement appliquées, que les jeunes travailleuses jouissent de
l’égalité d’accès au travail décent et de l’égalité de salaire et de rémunération pour
un travail égal ou de valeur égale et sont protégées contre l’exploitation économique
et sexuelle, la discrimination, le harcèlement sexuel, la violence et les mauvais
traitements au travail, qu’elles connaissent leurs droits et ont accès à l’éducation
formelle et non formelle, à des stages de perfectionnement et à la formation
professionnelle, et les exhorte à adopter des mesures qui tiennent compte des
différences entre les sexes, y compris, le cas échéant, des plans d’action nationaux,
pour éliminer les pires formes de travail des enfants, l’exp loitation sexuelle à des
fins commerciales, les formes dangereuses de travail des enfants, la traite et les
pratiques analogues à l’esclavage, notamment le travail forcé ou servile,
l’enrôlement ou l’utilisation d’enfants dans les conflits armés en violati on du droit
international, et à reconnaître que les filles, y compris dans les foyers dirigés par un
enfant, sont plus vulnérables face à ces risques ;
10. Demande aux États de prendre, avec le concours des parties prenantes
intéressées, y compris le secteur privé, la société civile, les organisations non
gouvernementales et les associations locales, selon qu’il convient, toutes les
mesures nécessaires pour garantir le droit des filles à jouir du meilleur état de santé
possible, y compris la santé sexuelle et procréative, et d’élaborer des systèmes de
santé viables, en améliorant ceux qui sont en place pour garantir l’offre de soins de
santé primaires intégrant un volet d’action contre le VIH, en les rendant plus
accessibles aux adolescentes ;
11. Exhorte tous les États à concevoir des programmes qui promeuvent
l’égalité des sexes et l’accès, sur un pied d’égalité, aux services sociaux de base, tels
que l’éducation, la nutrition, l’approvisionnement en eau et l’assainissement,
l’enregistrement des naissances, les soins de santé, la vaccination et la protection
contre les maladies représentant les principales causes de mortalité, y compris les
maladies non transmissibles, ou à revoir ceux qui existent, et à tenir compte de la
problématique hommes-femmes dans tous les programmes et politiques de
développement, notamment ceux qui s’adressent spécifiquement aux filles ;
12. Appelle les États à renforcer les capacités des systèmes de santé
nationaux, et invite à cet égard la communauté internationale à contribuer aux
initiatives nationales, si la demande en est faite, notamment en allouant des
ressources suffisantes afin d’assurer les services essentiels nécessaires pour prévenir
les fistules obstétricales et traiter les cas qui se produisent en prévoyant une gamm e
complète de services, y compris la planification familiale, les soins prénatals et
postnatals, la présence de sages-femmes qualifiées, les soins obstétriques d’urgence
et les soins post-partum, à l’intention des adolescentes, notamment celles qui vivent
dans la pauvreté et dans les zones rurales mal desservies où les cas de fistule sont
les plus courants ;
13. Demande instamment à tous les États d’adopter, de promouvoir et
d’appliquer strictement des lois visant à prévenir les mariages d’enfants, les
mariages précoces et les mariages forcés, à y mettre un terme et à protéger ceux qui
y sont exposés, et de garantir que le mariage ne puisse être contracté qu’avec le libre
et plein consentement éclairé des futurs époux, d’adopter et d’appliquer strictement
des lois établissant l’âge minimum légal du consentement et l’âge minimum du
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