A/RES/74/118
Renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence
fournie par les organismes des Nations Unies
pouvoir répondre avec davantage de souplesse aux besoins humanitaires des
personnes touchées, d’appuyer le développement des marchés locaux et de renforcer
les capacités nationales et locales, et demande à cet égard aux organismes
humanitaires des Nations Unies de continuer de se donner les moyens d’envisager
l’aide sous forme d’espèces de manière systématique, au même titre que d’autres
formes d’aide humanitaire ;
36. Engage les États Membres, les organismes des Nations Unies et les autres
organisations compétentes à accélérer et assouplir, si possible, le financement de la
préparation aux catastrophes, de l’action précoce, des interventions rapides et du
prompt relèvement, et encourage à cet égard l’étude, l’élaboration et, le cas échéant,
le renforcement de mécanismes et de démarches novateurs et préventifs, tels que le
financement fondé sur les prévisions et l’assurance contre les risques de catastrophe,
afin de limiter les conséquences des catastrophes et de répondre aux besoins
humanitaires ;
37. Prend note des efforts faits par les États Membres, le système des Nations
Unies et la communauté internationale pour renforcer la préparation aux catastrophes
et leurs capacités d’intervention humanitaire aux niveaux local, national et régional,
demande aux organismes des Nations Unies et aux partenaires intéressés d ’aider les
États Membres à renforcer leurs capacités, et prie ces derniers de continuer à
contribuer aux fonds de financement commun de l’action humanitaire ;
38. Encourage les États Membres et invite les organisations d’aide
humanitaire compétentes à collaborer étroitement avec les institutions nationales,
y compris les administrations locales et le secteur privé, selon qu’il convient, pour
rechercher des moyens efficaces et adaptés au contexte qui permettent d’améliorer la
préparation aux situations d’urgence, de plus en plus nombreuses, en milieu urbain et
d’assurer les interventions et le relèvement dans les zones touchées, ce qui peut avoir
une incidence sur la fourniture de services essentiels vitaux tels que l’eau, l’énergie
et les soins de santé ;
39. Réaffirme le droit à l’éducation pour tous et l’importance qu’il y a, dans
les situations d’urgence humanitaire, à assurer la sécurité des établissements
scolaires, à mettre en place des conditions propices à l’apprentissage et à dispenser
un enseignement de qualité à tous les niveaux, y compris pour les filles, en offrant,
lorsque c’est possible, une formation technique et professionnelle, grâce à un
financement adéquat et à des investissements dans les infrastructures, pour le
bien-être de tous, estime à cet égard que l’accès à un enseignement de qualité peut
contribuer à la réalisation des objectifs de développement à long terme, réaffirme
qu’il faut protéger et respecter les établissements d’enseignement, conformément aux
dispositions du droit international humanitaire, condamne fermement toutes les
attaques dirigées contre des écoles ainsi que l’utilisation des écoles à des fins
militaires au mépris de ces dispositions, et encourage les effor ts déployés en vue de
favoriser la sécurité et la protection des établissements scolaires en cas de situations
d’urgence humanitaire ;
40. Engage le Bureau de la coordination des affaires humanitaires et d ’autres
organismes des Nations Unies à continuer de coopérer avec les États Membres et les
entités des Nations Unies compétentes pour faciliter les échanges d ’informations à
jour, exactes et fiables, notamment sous forme de données ventilées, harmonisées et
compréhensibles pour tous, afin d’améliorer l’évaluation et l’analyse des besoins et,
par conséquent, la préparation aux catastrophes et les interventions humanitaires ;
41. Demande aux organismes des Nations Unies compétents de contribuer à
améliorer le cycle des programmes d’action humanitaire, en particulier l’élaboration
d’outils d’évaluation concertée et détaillée des besoins tels que l ’outil d’évaluation
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