Situation relative aux droits humains en République islamique d’Iran A/RES/80/222 effectivement en infraction la violence à l’égard des femmes et des filles et garantit une protection et des recours utiles aux victimes, et demande que la République islamique d’Iran prenne des mesures tenant compte des questions de genre pour protéger les femmes et les filles contre la violence sexuelle et fondée sur le genre sous toutes ses formes et en assurer la prévention, y compris les agressions sexuelles et la violence au sein du couple, qu’elle garantisse l’égalité des femmes et des filles en matière de protection et d’accès à la justice, notamment en empêchant et en interdisant les féminicides, les « crimes d’honneur », les mutilations génitales féminines, qui persistent dans certaines communautés minoritaires, et les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, qui exercent une action intrinsèquement destructrice sur l’existence des filles et dont le nombre a augment�� au cours des dernières années en République islamique d’Iran ; 14. Demande à la République islamique d’Iran de promouvoir, de soutenir et de permettre la participation pleine, égale et véritable des femmes et des filles à la prise des décisions, notamment politiques, y compris dans un rôle de premier plan, tout en prenant acte des mesures progressives prises en matière de participation des femmes à la vie politique, et en reconnaissant le fort taux de scolarisation et d’inscription des filles et des femmes à tous les niveaux d’enseignement en République islamique d’Iran, lui demande de veiller à ce que les femmes et les filles puissent accéder librement et équitablement à l’enseignement primaire et secondaire et accéder dans des conditions d’égalité à l’enseignement supérieur, et de prendre les mesures de prévention et de protection qui s’imposent pour protéger écoles et élèves, notamment les filles, et supprimer les obstacles juridiques, réglementaires et culturels qui les empêchent de participer librement, effectivement et sur un pied d’égalité avec les hommes, y compris dans un rôle de premier plan, au marché du travail et à toutes les activités de la vie économique, culturelle, sociale et politique, notamment d’assister et de participer sans restriction à des manifestations sportives, et constate avec une profonde préoccupation que la loi sur les jeunes et la protection de la famille compromet l’exercice du droit des femmes et des filles de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible ; 15. Prend note de la suspension temporaire de la loi sur la protection de la famille par la promotion de la culture de la chasteté et du port du hijab, se déclare profondément préoccupée par la possibilité que cette loi soit mise en application dans l’avenir, notamment en ce qui concerne l’obligation de respecter la loi en ligne et hors ligne et les conséquences pénales, administratives et financières prévues en cas de non-respect, notamment l’imposition d’amendes, le licenciement, l’interdiction de voyager, la saisie de biens et la restriction de l’accès à l’éducation et aux soins de santé, et par le fait que la loi prévoit des sanctions sévères, notamment l’emprisonnement, la flagellation ou la peine de mort, pour les personnes accusées de s’opposer aux règles régissant le port du hijab, se déclare également profondément préoccupée par les mesures visant à forcer et à surveiller le respect des lois et politiques imposant le port du voile, y compris le harcèlement dont font l’objet les femmes et les filles qui ne respectent pas ces lois et politiques, et par l’utilisation de technologies de reconnaissance faciale et de surveillance dans les universités, ce qui se traduit par l’interdiction d’entrer sur le campus, l’exclusion des cours et l’expulsion pour les personnes qui ne respectent pas ces lois et politiques et celles qui mènent des activités de défense des droits humains, et se déclare en outre profondément préoccupée par le fait que ces lois et politiques sont discriminatoires et portent fondamentalement atteinte à l’exercice des droits humains des femmes et des filles, notamment à leurs droits à la liberté de religion ou de conviction, à la liberté d’opinion et d’expression et à la liberté de circulation, ainsi qu’à leurs droits économiques, sociaux et culturels, et demande de nouveau au Gouvernement de la République islamique d’Iran de les abroger de façon permanente ; 25-20984 5/11

Select target paragraph3

Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents