A/RES/64/142
c)
Des politiques destinées aux jeunes, les préparant à faire face aux défis
de la vie quotidienne de façon positive, notamment lorsqu’ils décident de quitter le
foyer familial, et préparant également les futurs parents à prendre des décisions
réfléchies sur leur santé sexuelle et procréative et à faire face à leurs responsabilités
dans ce domaine.
35. Plusieurs techniques et méthodes complémentaires, destinées à évoluer au
cours du processus, devraient être utilisées pour soutenir les familles, telles que des
visites au domicile, des réunions en groupe avec d’autres familles, des conférences
exposant des cas particuliers, et la prise d’engagements par les familles concernées.
Elles devraient viser à faciliter les relations au sein de la famille et à promouvoir
l’intégration de la famille dans la communauté.
36. Il faudrait prêter une attention particulière à la fourniture et à la promotion de
services d’assistance et de soins pour les parents seuls ou adolescents et leurs
enfants, qu’ils soient nés ou non dans le mariage. Les États devraient veiller à ce
que les parents adolescents conservent tous les droits inhérents à leur statut, en tant
que parents et en tant qu’enfants, notamment le droit d’accéder à tous les services
nécessaires à leur propre développement, aux allocations auxquelles les parents ont
droit, et à la protection de leurs droits de succession. Des mesures devraient être
adoptées pour protéger les adolescentes enceintes et garantir qu’elles n’interrompent
pas leurs études. Des efforts devraient également être entrepris pour atténuer la
stigmatisation à laquelle sont confrontés les parents seuls ou adolescents.
37. Les frères et sœurs qui ont perdu leurs parents ou les personnes qui
s’occupaient d’eux et qui ont choisi de rester ensemble à leur domicile devraient se
voir offrir une assistance et des services, dans la mesure où l’aîné est volontaire et
reconnu capable d’agir en tant que chef de famille. Les États devraient veiller, y
compris en désignant un tuteur légal, un adulte responsable ou, le cas échéant, un
organisme public officiellement chargé de remplir la fonction de tuteur, tel que
précisé au paragraphe 19 ci-dessus, à ce que ces ménages bénéficient d’une
protection obligatoire contre toutes les formes d’exploitation et de violence et à ce
que la communauté locale et ses services compétents, tels que les travailleurs
sociaux, fournissent supervision et assistance, en veillant particulièrement à la santé
des enfants, à leur condition de logement, à leur éducation et à leurs droits de
succession. Il convient en particulier de veiller à ce que le chef de famille conserve
tous les droits inhérents à son statut d’enfant, y compris en matière d’accès à
l’éducation et aux loisirs, en plus de ses droits en tant que chef de famille.
38. Les États devraient offrir des possibilités de garde journalière, y compris la
prise en charge par l’école toute la journée, et des services de prise en charge
ponctuelle, afin de permettre aux parents de mieux s’acquitter de leurs
responsabilités familiales, y compris des responsabilités supplémentaires inhérentes
à la prise en charge d’enfants ayant des besoins spéciaux.
Prévenir la séparation des familles
39. Il faudrait mettre au point et appliquer de manière systématique des critères
adaptés, fondés sur des principes professionnels solides, pour évaluer la situation de
l’enfant et de la famille, y compris l’aptitude réelle et potentielle de la famille à
s’occuper de l’enfant dans les cas où l’autorité ou l’agence compétente a des raisons
suffisantes de croire que le bien-être de l’enfant est menacé.
40. Les décisions concernant le retrait ou la réintégration de l’enfant devraient se
fonder sur cette évaluation et être confiées à des professionnels formés et qualifiés,
au nom de l’autorité compétente ou avec son consentement, en consultation avec
9