Les océans et le droit de la mer
A/RES/75/239
même que celles qu’elle a publiées dans sa Déclaration sur l’état du climat mondial
en 2018, selon lesquelles la température moyenne à la surface du globe avait, en 2018,
dépassé de quelque 1 °C celle de l’époque comprise entre 1850 et 1900,
Notant avec préoccupation que, dans sa Déclaration sur l’état du climat
mondial en 2018, l’Organisation météorologique mondiale a signalé que la planète
continuait de faire face au réchauffement des océans et à la hausse du niveau de la
mer, qui s’étaient quelque peu accélérés, ainsi qu’à l’accroissement des
concentrations de gaz à effet de serre, tandis que la cryosphère, elle, continuait de se
rétracter, comme en témoignait le recul de la glace de mer,
Préoccupée par le fait que les changements climatiques continuent d’accroître
la gravité et la fréquence du blanchissement des coraux dans toutes les mers tropicales
et diminuent leur capacité de résistance à l’acidification des océans, ce qui pourrait
avoir des effets négatifs graves et irréversibles sur les organismes marins, en
particulier sur les coraux, et à d’autres pressions, notamment la surpêche et la
pollution,
Se déclarant de nouveau gravement préoccupée par la vulnérabilité du milieu et
la fragilité des écosystèmes des régions polaires, notamment l’océan Arctique et la
calotte glaciaire arctique, qui seront tout particulièrement touchés par les effets
néfastes que l’on observe et que l’on attend des changements climatiques et de
l’acidification des océans,
Sachant que la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine des
zones ne relevant pas de la juridiction nationale exigent une démarche plus intégrée
et écosystémique, de même que des études plus poussées et une action en faveur du
renforcement de la coopération, de la coordination et de la collaboration les
concernant,
Sachant également que la coopération internationale, l’assistance technique et
l’enrichissement des connaissances scientifiques, ainsi que les apports de fonds et le
renforcement des capacités, peuvent aider à mieux tirer parti de la Convention,
Sachant en outre que les relevés hydrographiques et la cartographie marine sont
d’une importance vitale pour la sécurité de la navigation et la sûreté des personnes en
mer, pour la protection de l’environnement, y compris les écosystèmes marins
vulnérables, ainsi que pour l’économie des transports maritimes dans le monde, et
encourageant la poursuite du travail de cartographie marine électronique, qui non
seulement présente de nombreux avantages pour la sécurité de la navi gation et la
gestion des mouvements des navires, mais fournit aussi les données et les
informations utiles à la viabilité des pêcheries, entre autres utilisations sectorielles du
milieu marin, à la délimitation des frontières maritimes et à la protection de
l’environnement, et notant qu’en application de la Convention internationale de 1974
pour la sauvegarde de la vie humaine en mer 16, les navires effectuant des traversées
internationales sont tenus d’emporter un système de visualisation de cartes
électroniques et d’information, compte tenu des exigences du calendrier fixé dans la
Convention,
Constatant que les bouées océaniques de collecte de données posées et
exploitées conformément au droit international sont essentielles pour mieux
comprendre les conditions météorologiques, le climat et les écosystèmes et que
certaines d’entre elles contribuent à sauver des vies en détectant les tsunamis, et se
déclarant de nouveau gravement préoccupée par les dommages qui leur sont causés,
intentionnellement ou non,
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1185, n o 18961.
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