A/HRC/RES/57/11 Considérant que le terrorisme et l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme ont un effet préjudiciable sur la pleine jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales, entravent le plein exercice des droits politiques, civils, économiques, sociaux et culturels, détruisent des vies, brisent des liens familiaux et érodent le tissu social, sèment la peur chez les personnes et parmi les populations, tarissent des sources de revenu et sapent des économies tout entières, et menacent l’intégrité territoriale et la sécurité des États, la stabilité des gouvernements, l’état de droit et la démocratie et, en fin de compte, le bon fonctionnement des sociétés ainsi que la paix et la sécurité internationales, Considérant également qu’adopter une démarche pleinement respectueuse des droits de l’homme et de l’état de droit est le seul moyen efficace de lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme, Soulignant que le terrorisme et l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme ne peuvent ni ne doivent être associés à une religion, une nationalité, une civilisation ou un groupe ethnique et que la tolérance, le pluralisme, l’inclusion, le respect de la diversité, le dialogue entre les civilisations et le renforcement de l’entente entre les religions et les cultures et du respect entre les personnes, notamment aux niveaux national, régional et mondial, outre qu’ils permettent de lutter contre l’escalade de la haine, sont primordiaux pour ce qui est de prévenir et de combattre le terrorisme et l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme et de promouvoir la coopération en la matière, et se félicitant des diverses mesures prises à cet égard, Réaffirmant que la promotion et la protection des droits de l’homme pour tous et l’état de droit sont des éléments fondamentaux de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme, et considérant que prendre des mesures efficaces pour combattre le terrorisme et protéger les droits de l’homme sont des objectifs qui, loin d’être contradictoires, sont complémentaires et se renforcent mutuellement, Réaffirmant également son attachement à la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies, articulée autour de quatre piliers, que l’Assemblée générale a adoptée par sa résolution 60/288, du 8 septembre 2006, et dans laquelle elle a réaffirmé, notamment, que le respect des droits de l’homme pour tous et l’état de droit constituaient le fondement de la lutte antiterroriste, et rappelant les conclusions du huitième examen biennal de la Stratégie, que l’Assemblée générale a adoptées par sa résolution 77/298, du 22 juin 2023, Déplorant les attaques menées contre des lieux de culte, des sanctuaires religieux et des sites culturels, en violation du droit international, en particulier du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, selon le cas, et notamment les destructions délibérées de reliques, de monuments ou de sites religieux, Se déclarant préoccupé par les conséquences que les attaques terroristes visant des cibles vulnérables, notamment des infrastructures critiques et des lieux publics (« cibles molles ») tels que des établissements de santé, des écoles ou des lieux de culte, peuvent avoir pour l’exercice effectif de tous les droits de l’homme, Déplorant vivement les souffrances que le terrorisme et l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme causent aux victimes et à leur famille, insistant sur la nécessité de promouvoir et de protéger les droits des victimes du terrorisme, dans une démarche pleinement respectueuse des droits humains de ces victimes, en particulier des femmes et des enfants, réaffirmant sa profonde solidarité avec les victimes du terrorisme, et soulignant qu’il importe de permettre à celles-ci de bénéficier d’un soutien et d’une aide, d’avoir accès à des recours utiles et d’obtenir réparation, en fonction des besoins, tout en prenant en considération, notamment, les questions relatives à la mémoire, à la dignité, au respect, à l’établissement des responsabilités, à la vérité et la justice, conformément au droit international, Condamnant fermement toutes les violations commises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les atteintes perpétrées par des groupes terroristes contre des femmes et des filles, y compris les meurtres, les atteintes à l’intégrité physique, les enlèvements, la traite, les mariages forcés, le harcèlement et les viols ainsi que les autres formes de violence sexuelle et fondée sur le genre, et soulignant qu’il importe d’amener les auteurs de pareilles violations à répondre de leurs actes, 2 GE.24-18758

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