Les océans et le droit de la mer
A/RES/72/73
la mise en œuvre du Programme d’action mondial pour la protection du milieu
marin contre la pollution due aux activités terrestres 98 ;
222. Encourage les États à prendre part à la quatrième Réunion
intergouvernementale pour l’examen de la mise en œuvre du Programme d’ac tion
mondial pour la protection du milieu marin contre la pollution due aux activités
terrestres, qui doit se tenir en Indonésie en 2018 ;
223. Se déclare préoccupée par la progression des zones mortes
(hypotoxiques) et la prolifération d’algues à toxines dans les océans, dues à
l’eutrophisation alimentée par les ruissellements d’engrais vers les cours d’eau, les
rejets d’eaux d’égout et la présence d’azote réactif provenant de la combustion de
combustibles fossiles, qui nuisent gravement au bon fonctionne ment des
écosystèmes, et demande aux États de redoubler d’efforts pour réduire
l’eutrophisation, notamment en réduisant le niveau total de la pollution par les
nutriments due aux activités terrestres et, à cette fin, de continuer à coopérer au sein
des instances internationales compétentes, en particulier le Programme d’action
mondial, le Partenariat mondial sur la gestion des nutriments et l’Initiative mondiale
sur les eaux usées, y compris en adoptant des mesures de renforcement des
capacités et en renforçant la surveillance, par l’intermédiaire du Système mondial
d’observation de l’océan, des facteurs aggravants, notamment la prolifération
d’algues à toxines, les zones hypoziques, les invasions d’algues sargasses et la
prolifération de méduses, afin d’évaluer leurs liens éventuels avec l’eutrophisation
et les effets néfastes qu’ils pourraient avoir sur le milieu marin ainsi que sur la santé
humaine ;
224. Demande à tous les États de veiller à ce que les projets d’aménagement
urbain et côtier et les activités de poldérisation qui y sont liées soient menés de
manière responsable et de façon à protéger les habitats et le milieu marins et à
atténuer les effets néfastes de telles activités ;
225. Se félicite de l’entrée en vigueur, le 16 août 2017, de la Convention de
Minamata sur le mercure 99 et engage les États qui ne l’ont pas encore fait à prendre
au plus tôt, au niveau national, les mesures leur permettant de s’acquitter des
obligations qu’impose cette Convention dès sa ratification et ensuite de ratifier,
d’accepter ou d’approuver cette convention ou d’y adhérer ;
226. Se félicite que les États, le Programme des Nations Unies pour
l’environnement et les organisations régionales continuent de mettre en œuvre le
Programme d’action mondial, et les encourage à mettre davantage l’accent sur le
lien entre eau douce, zone côtière et ressources marines dans le cadre de la
réalisation des objectifs internationaux de développement, notamment ceux énoncés
dans la Déclaration du Millénaire 100, et des objectifs assortis d’échéances du Plan de
mise en œuvre du Sommet mondial pour le développement durable (le Plan de mise
en œuvre de Johannesburg) 20, en particulier celui concernant l’assainissement, ainsi
que ceux du Consensus de Monterrey issu de la Conférence internationale sur le
financement du développement 101 ;
__________________
98
99
100
101
Programme des Nations Unies pour l’environnement, document UNEP(DEPI)/GPA/IGR.3/6,
annexe.
Programme des Nations Unies pour l’environnement, document UNEP(DTIE)/Hg/CONF/4,
annexe II.
Résolution 55/2.
Rapport de la Conférence internationale sur le financement du développement, Monterrey
(Mexique), 18-22 mars 2002 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.02.II.A.7),
chap. I, résolution 1, annexe.
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