Traite des femmes et des filles
A/RES/73/146
Consciente de la nécessité d’intensifier les efforts concernant l’établissement de
documents pertinents, notamment d’actes de naissance, afin de réduire le risque que
les femmes et les filles soient soumises à la traite et de faciliter l ’identification des
victimes,
Consciente que, malgré les progrès accomplis, des obstacles continuent
d’entraver l’action menée pour prévenir et combattre la traite des femmes et des filles
et pour protéger et aider les victimes de la traite des êtres humains, et que de nouveaux
efforts devraient être faits pour adopter et appliquer une législation et d’autres
mesures appropriées et pour continuer à améliorer la collecte de données fiables
ventilées par sexe, âge, nationalité, handicap et emplacement géographique, ainsi que
selon d’autres caractéristiques propres à chaque pays et tout autre facteur pertinent,
et de statistiques autorisant une analyse adéquate de la nature et de l ’ampleur de la
traite des femmes et des filles ainsi que des facteurs de risque en la matière,
Consciente également que de nouveaux travaux s’imposent à la fois pour mieux
comprendre le lien entre migration et traite des êtres humains et pour prendre des
mesures plus efficaces visant à éliminer le risque de traite dans le cadre du processus
migratoire, dans la poursuite, entre autres, de l’action menée pour protéger les
travailleuses migrantes contre la violence, la discrimination, l ’exploitation et les
mauvais traitements,
Préoccupée par l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et des
communications, y compris Internet, à des fins de recrutement en vue de
l’exploitation de la prostitution d’autrui, y compris pour l’exploitation de femmes et
d’enfants, et la pédopornographie, notamment les images de sévices sexuels, la
pédophilie et toutes autres formes d’exploitation et de violence sexuelles à l’encontre
d’enfants, ainsi que les mariages et le travail forcés, tout en reconnaissant le rôle que
peuvent jouer les technologies de l’information et des communications pour ce qui
est de réduire le risque de violence et d’exploitation sexuelles, notamment en donnant
aux femmes et aux enfants les moyens de signaler ces violences,
Consciente que les technologies de l’information et des communications,
notamment Internet, peuvent contribuer à la prévention et à la répression de la traite
des êtres humains, en particulier la traite des femmes et des enfants, et à l ’aide aux
victimes,
Préoccupée par l’essor des activités des organisations criminelles
transnationales et autres qui tirent profit de la traite des êtres humains, en particulier
la traite de femmes et d’enfants, sans se soucier des conditions dangereuses et
inhumaines auxquelles elles les soumettent, en violation flagrante des lois nationales
et des normes internationales,
Notant avec inquiétude que les femmes et les filles sont également vulnérables
au risque de traite aux fins du prélèvement d’organes, et prenant note à cet égard de
la résolution 25/1 du 27 mai 2016 adoptée par la Commission pour la prévention du
crime et la justice pénale à sa vingt-cinquième session, intitulée « Prévenir et
combattre le trafic d’organes humains et la traite des personnes à des fins de
prélèvement d’organes » 15,
Considérant que les victimes de la traite des êtres humains sont particulièrement
exposées au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l ’intolérance
qui y est associée et que, parmi elles, les femmes et les filles subissent souvent des
formes multiples et conjuguées de discrimination et de violence, notamment en raison
de leur sexe, de leur âge, de leur appartenance ethnique, d’un handicap, de leur culture
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18-22183
Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 2016, Supplément n o 10 (E/2016/30),
chap. I, sect. D.
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