A/HRC/RES/58/12 à des minorités nationales, ethniques, religieuses et linguistiques souffrant des inégalités socioéconomiques et de la discrimination ; 3. Est conscient que les pays en développement ont besoin d’une aide de grande ampleur en matière de liquidités et de moyens de financement pour faire face aux retombées de la pandémie de COVID-19 et à ses répercussions sur l’économie et sur l’ensemble des droits de l’homme, en raison des problèmes rencontrés dans les domaines des soins de santé, de l’éducation, de l’emploi et de la protection sociale, ainsi que du lourd fardeau de la dette et de la détérioration des amortisseurs économiques ; 4. Rappelle que chaque État a la responsabilité première de promouvoir le développement économique, social et culturel de sa population et, pour ce faire, a le droit et la responsabilité de choisir ses moyens et ses objectifs de développement et ne doit pas être soumis à des prescriptions particulières venant de l’extérieur en matière de politique économique ; 5. Est conscient que l’allégement de la dette peut jouer un rôle capital en libérant des ressources, qui devraient être affectées à des activités propices à une croissance et à un développement durables, ainsi qu’à la réalisation des droits de l’homme, y compris la réduction de la pauvreté et la réalisation des objectifs de développement, dont ceux énoncés dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, et qu’il faut donc prendre rapidement des mesures énergiques d’allégement de la dette, là où il y a lieu, en veillant à ce qu’elles ne remplacent pas d’autres sources de financement et s’accompagnent d’une augmentation de l’aide publique au développement ; 6. Appelle à une réforme de l’architecture financière mondiale qui permettra de résoudre le problème de la dette et de sa viabilité et de mobiliser des financements supplémentaires en faveur du développement durable, en particulier dans les pays en développement, en réduisant les inégalités et en permettant aux États d’ériger en priorité la mobilisation et l’allocation de ressources aux fins de la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels ; 7. Souligne que les programmes économiques associés à l’allégement et à l’annulation de la dette extérieure ne doivent pas reproduire les politiques d’ajustement structurel antérieures qui ont eu des effets néfastes sur la réalisation des droits de l’homme, y compris le droit au développement, notamment l’imposition dogmatique de mesures de privatisation et de réduction des services publics ; 8. Demande instamment aux États, aux institutions financières internationales et au secteur privé de prendre d’urgence des mesures pour atténuer le problème de la dette et assurer la viabilité de la dette des pays en développement, de sorte que davantage de ressources financières soient libérées et consacrées aux soins de santé, à l’éducation, à l’assainissement, aux services publics, à la protection sociale et à la réalisation des autres droits économiques et sociaux dans les pays concernés ; 9. Réaffirme sa position selon laquelle, pour trouver une solution durable au problème de la dette et pour envisager tout nouveau mécanisme de règlement de la dette, un vaste dialogue politique doit avoir lieu entre les pays créanciers, les pays débiteurs et les institutions financières multilatérales, dans le cadre du système des Nations Unies, sur la base du principe des intérêts et des responsabilités partagés, toutes les parties prenantes devant faire preuve de volonté politique ; 10. Prie le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme d’accorder une attention plus soutenue au problème du fardeau de la dette des pays en développement, en particulier des moins avancés d’entre eux, et notamment aux répercussions que les mesures découlant de la dette extérieure ont sur les droits de l’homme, et de mettre en place des stratégies d’analyse et d’action globales dans le cadre des réformes de l’architecture financière mondiale ; 11. Engage l’Experte indépendante à coopérer, conformément à son mandat, avec le Comité des droits économiques, sociaux et culturels, les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales et le Comité consultatif sur les questions relatives aux droits économiques, sociaux et culturels et au droit au développement, dans le cadre de ses travaux ; 4 GE.25-05421

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