A/79/159 F. Coopération internationale entre les organisations de travailleurs 28. De nombreux exemples encourageants de coopération internationale entre les organisations de travailleurs existent au-delà des frontières nationales. Par exemple, le programme « Travail décent pour tous » de la Confédération norvégienne des syndicats, qui vise à renforcer et à former les organisations locales de travailleurs, fonctionne dans 16 pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Moyen-Orient 105. La Fédération japonaise des syndicats du textile, de la chimie, de l ’alimentation, du commerce, des services et industries diverses apporte un soutien au renforcement des capacités des syndicats au Myanmar et en Indonésie 106 . Aussi, la Coalition of Immokalee Workers aux États-Unis a créé le programme « Fair Food », un partenariat et réseau de responsabilité sociale axé sur les travailleuses et travailleurs visant à renforcer la diligence raisonnable en matière de droits humains dans les chaînes d’approvisionnement 107. Le programme « Fair Food » est mis en œuvre aux ÉtatsUnis ainsi qu’au Chili et en Afrique du Sud, dans divers secteurs, dont l’aquaculture et l’horticulture 108. 29. Nombre de ces organisations travaillent également avec d’autres parties prenantes. Dans les pays du Moyen-Orient, le mouvement Shramik Sanjal représente les voix des travailleuses et travailleurs migrants du Népal et collabore avec les ambassades népalaises, les défenseurs et défenseuses des droits des migrants et les organisations de la société civile des pays membres du Conseil de coopération du Golfe afin de soutenir les travailleuses et travailleurs vulnérables. Bien que les autorités locales, les entreprises et les employeuses et employeurs n’accueillent pas toujours favorablement les initiatives des organisations de travailleurs, ces partenariats ont néanmoins contribué à traiter les questions relatives aux droits humains et à créer un environnement plus favorable aux travailleuses et travailleurs migrants dans la région 109 . La Confédération des syndicats de travailleurs de l’Indonésie collabore également avec les États, les organisations de la société civile et les organisations internationales dans le monde entier afin d ’encourager l’application des lois sur la protection du travail pour les travailleuses et travailleurs migrants indonésiens à l’étranger 110. IV. Problèmes rencontrés par les organisations de travailleurs dans la prévention et la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage 30. Il est clairement établi que les organisations de travailleurs jouent un rôle clé dans l’autonomisation des travailleuses et travailleurs et dans la prévention directe ou indirecte des formes contemporaines d’esclavage. Cependant, elles sont simultanément confrontées à une multitude de difficultés qui sapent leur travail à cet égard. Les paragraphes qui suivent donnent un aperçu des principaux obstacles rencontrés, ainsi que des exemples spécifiques. __________________ 105 106 107 108 109 110 24-13043 https://www.lo.no/hva-vi-mener/decent-work-for-all/. Communication reçue de la Fédération japonaise des syndicats du textile, de la chimie, de l’alimentation, du commerce, des services et industries diverses. https://wsr-network.org/what-is-wsr/. Communications reçues de la Coalition of Immokalee Workers, du Fair Food Standards Council et du Worker-Driven Social Responsibility Network. Communication reçue de Migrant-Rights.org. Communication reçue de la Confédération syndicale internationale. 15/25

Sélectionner le paragraphe cible3