A/HRC/RES/46/1
Demandant au Gouvernement sri-lankais de s’acquitter des engagements qu’il a pris
s’agissant du transfert des pouvoirs politiques, qui fait partie intégrante de la réconciliation
et de la pleine jouissance des droits de l’homme par tous les membres de la population, et
engageant le Gouvernement à respecter la gouvernance locale, notamment par la tenue
d’élections aux conseils provinciaux, et à faire en sorte que tous les conseils provinciaux,
y compris ceux du Nord et de l’Est puissent fonctionner efficacement, conformément au
treizième amendement de la Constitution de Sri Lanka,
Réaffirmant que toutes les personnes vivant à Sri Lanka ont le droit de jouir
pleinement de leurs droits de l’homme sans distinction aucune, notamment de religion, de
croyance ou d’origine ethnique, et combien il importe de vivre dans un pays pacifique et
unifié pour jouir des droits de l’homme,
Prenant note des progrès faits par le Gouvernement sri-lankais sur les plans de la
reconstruction des infrastructures, du déminage, de la restitution des terres, de la
réinstallation des personnes déplacées à l’intérieur du pays et de l’amélioration des moyens
de subsistance, et préconisant la poursuite des efforts dans ces domaines,
Constatant avec satisfaction que le Gouvernement sri-lankais demeure déterminé à
poursuivre sa coopération avec l’Organisation des Nations Unies et ses organismes,
y compris les mandats et mécanismes relatifs aux droits de l’homme, et à solliciter leur aide
en matière de renforcement des capacités et d’assistance technique, et à instaurer une paix
durable,
Réaffirmant qu’il condamne sans équivoque tous les actes et méthodes et toutes les
pratiques relevant du terrorisme, y compris les actes commis à Sri Lanka en avril 2019, qui
ont fait un grand nombre de blessés et de morts, et réaffirmant également que toutes les
mesures prises pour lutter contre le terrorisme doivent être pleinement conformes aux
obligations qu’impose aux États le droit international, en particulier le droit international des
droits de l’homme et, selon qu’il convient, le droit international des réfugiés et le droit
international humanitaire,
Soulignant combien il importe d’adopter une approche globale des questions relatives
au passé, qui intègre des mesures judiciaires et non judiciaires, en vue de garantir le respect
du principe de responsabilité, de servir la justice, d’offrir des recours aux victimes, d’éviter
la répétition des violations des droits de l’homme et de promouvoir l’apaisement et la
réconciliation,
Conscient que les mécanismes visant à réparer les abus et violations passés
fonctionnent mieux lorsqu’ils sont indépendants, impartiaux et transparents, et qu’ils utilisent
des méthodes consultatives et participatives qui tiennent compte des points de vue de toutes
les parties prenantes, y compris, mais pas exclusivement, les victimes, les femmes, les jeunes,
les représentants de diverses religions, ethnies et localités, ainsi que les personnes appartenant
à des groupes marginalisés,
Rappelant la responsabilité qu’ont les États de s’acquitter des obligations que leur
imposent le droit des droits de l’homme et le droit international humanitaire, y compris,
lorsqu’il y a lieu, l’obligation de poursuivre les personnes responsables de violations
flagrantes des droits de l’homme et de violations graves du droit international humanitaire,
Constatant avec satisfaction l’action menée par le Haut-Commissariat des
Nations Unies aux droits de l’homme en faveur de la promotion et de la protection des droits
de l’homme et de la vérité, de la justice, de la réconciliation et de l’établissement des
responsabilités à Sri Lanka,
1.
Accueille avec satisfaction le compte rendu oral que la Haute-Commissaire des
Nations Unies aux droits de l’homme lui a fait à sa quarante-troisième session et le rapport
que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme lui a présenté à sa
quarante-sixième session1 ;
2.
Se félicite de la coopération que le Gouvernement sri-lankais a engagé avec le
Haut-Commissariat et les procédures spéciales, insiste pour que cette coopération et ce
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A/HRC/46/20.
GE.21-04072