Situation des droits de l’homme dans la République autonome
de Crimée et la ville de Sébastopol (Ukraine)
A/RES/72/190
19 décembre 2016 sur la situation des droits de l’homme dans la République
autonome de Crimée et la ville de Sébastopol (Ukraine), et les décisions pertinentes
des organisations internationales, des institutions spécialisées et des organismes des
Nations Unies,
Condamnant la poursuite de l’occupation temporaire par la Fédération de
Russie d’une partie du territoire de l’Ukraine – la République autonome de Crimée
et la ville de Sébastopol (ci-après dénommées « Crimée ») – et réaffirmant qu’elle
ne reconnaît pas la légitimité de cette annexion,
Appuyant l’engagement pris par l’Ukraine de se conformer au droit
international dans ses mesures visant à mettre fin à l’occupation russe de la Crimée,
et saluant la volonté de l’Ukraine de protéger les droits de l’homme et les libertés
fondamentales de tous ses citoyens,
Réaffirmant que les États sont tenus de veiller à ce que les personnes
appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques
puissent exercer pleinement et effectivement tous les droits de l’homme et toutes les
libertés fondamentales, sans discrimination d’aucune sorte et en toute égali té devant
la loi,
Accueillant avec satisfaction les rapports du Haut-Commissariat des Nations
Unies aux droits de l’homme sur la situation des droits de l’homme en Ukraine, du
Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, de la mission
d’évaluation de la situation des droits de l’homme du Bureau des institutions
démocratiques et des droits de l’homme et du Haut -Commissaire pour les minorités
nationales de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, dans le
cadre desquels ils ont déclaré que les violations des droits de l’homme et les
atteintes à ces droits se poursuivaient en Crimée et ont dénoncé la détérioration très
nette de la situation des droits de l’homme en général,
Accueillant également avec satisfaction le rapport sur la situation des droits de
l’homme dans la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol
temporairement occupées, que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits
de l’homme a présenté en application de la résolution 71/205 4,
Constatant de nouveau avec une vive inquiétude que la mission de
surveillance des droits de l’homme en Ukraine continue de se voir refuser l’accès à
la Crimée en dépit de son mandat actuel, qui couvre l’ense mble du territoire de
l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues,
Condamnant l’imposition et l’application rétroactive du système juridique de
la Fédération de Russie et les effets préjudiciables qui en découlent pour la situation
des droits de l’homme en Crimée, l’imposition automatique de la citoyenneté russe
aux personnes protégées en Crimée, qui est contraire au droit international
humanitaire, notamment aux Conventions de Genève et au droit international
coutumier, ainsi que les effets régressifs sur la jouissance des droits de l’homme de
ceux qui ont renoncé à cette citoyenneté,
Condamnant également les graves violations et atteintes commises contre les
habitants de la Crimée qui ont été signalées, en particulier les exécutions
extrajudiciaires, les enlèvements, les disparitions forcées, les poursuites judiciaires
dictées par des motifs politiques, les actes de discrimination, de harcèlement,
d’intimidation et de violence, y compris sexuelle, les détentions arbitraires, la
torture et les mauvais traitements, en particulier ceux visant à obtenir des
confessions ou à imposer un internement dans un établissement psychiatrique, les
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Voir A/72/498.
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