Situation des droits de l’homme dans la République autonome
de Crimée et la ville de Sébastopol (Ukraine)
A/RES/72/190
transfèrements ou les expulsions de Crimée vers la Fédération de Russie, ainsi que
les atteintes à d’autres libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, la
liberté de religion ou de conviction et la liberté d’association, et au droit de réunion
pacifique,
Se déclarant de nouveau gravement préoccupée par la décision rendue le
26 avril 2016 par la soi-disant Cour suprême de Crimée et celle rendue le
29 septembre 2016 par la Cour suprême de la Fédération de Russie, par lesquelles il
a été déclaré que le Mejlis des Tatars de Crimée, assemblée représentative autonome
des Tatars de Crimée, était une organisation extrémiste et que ses activités étaient
proscrites,
Condamnant la pression de plus en plus forte exercée sur les minorités
religieuses, notamment les fréquentes perquisitions, menaces et persécutions que
subissent l’Église orthodoxe ukrainienne dépendant du Patriarcat de Kiev, l’Église
protestante, les mosquées et les écoles religieuses musulmanes, les gréco catholiques, les catholiques romains et les Témoins de Jéhovah, et condamnant aussi
les poursuites infondées engagées contre des dizaines de musulmans pacifiques au
motif qu’ils seraient membres d’organisations islamiques,
Prenant note de l’ordonnance en indication de mesures conservatoires prise
par la Cour internationale de Justice le 19 avril 2017 concernant l’affaire
« Application de la Convention internationale pour la répression du financement du
terrorisme et de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes
de discrimination raciale (Ukraine c. Fédération de Russie) » 5,
Rappelant qu’en vertu des Conventions de Genève du 12 août 1949, la
Puissance occupante ne peut pas astreindre des personnes protégées à servir dans
ses forces armées ou auxiliaires, ni exercer de pressions ou mener de propagande
tendant à obtenir des engagements volontaires,
Soulignant l’importance de mesures conduisant à l’élaboration de procédures
et de règles transparentes, à la portée de tous, non discriminatoires et rapides
régissant l’accès des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des
avocats à la Crimée, ainsi que la possibilité de faire appel conformément à la
législation nationale et à toutes les normes de droit international applicables,
Accueillant avec satisfaction l’appui qu’apporte l’Ukraine aux organes de
presse et aux organisations de la société civile qui ont fui la Crimée, renforçant la
capacité des médias et de la société civile de travailler en toute indépendance et sans
ingérence,
Se félicitant que le Secrétaire général, le Haut-Commissaire des Nations Unies
aux droits de l’homme, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe,
le Conseil de l’Europe et d’autres organisations internationales et régionales
s’efforcent toujours d’aider l’Ukraine à promouvoir, à protéger et à garantir les
droits de l’homme, et constatant de nouveau avec préoccupation que les mécanismes
régionaux et internationaux de surveillance des droits de l’homme et les
organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme ne disposent
pas d’un accès sûr et sans entrave en Crimée,
1.
Condamne les violations et atteintes commises et les mesures et pratiques
discriminatoires appliquées par les autorités d’occupation russes à l’encontre des
habitants de la Crimée temporairement occupée, notamment des Tatars de Crimée,
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Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante-douzième session, Supplément n o 4
(A/72/4), chap. V, sect. A.
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